Le régime célèbre une « victoire » à l'ONU, mais cache que les abstentions ont doublé lors du vote de 2025

Le régime cubain a célébré les 136 voix en faveur à l'ONU en dissimulant les 30 abstentions, le pire résultat pour Cuba depuis plus de trois décennies.



Bruno Rodríguez Parrilla à l'ONU.Photo © X/Bruno Rodríguez P

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Le régime cubain a présenté ce mardi comme une « victoire » l’approbation en Assemblée générale de l'ONU d'un débat extraordinaire sur l'embargo américain, mais a évité de mentionner l'un des éléments les plus significatifs du vote : 30 pays se sont abstenus, soit plus du double par rapport au dernier vote sur ce sujet qui a eu lieu en octobre 2025.

Tant Miguel Díaz-Canel que le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla ont diffusé le résultat sur leurs réseaux sociaux, mettant en avant uniquement les 136 voix en faveur et les neuf contre, sans faire mention du nombre élevé d'abstentions.

Rodríguez Parrilla a même publié une infographie avec le message « Victoire de Cuba » et la mention « 136 en faveur », tandis que Díaz-Canel a remercié le soutien international et a assuré que chaque vote représentait un acte de « justice et de courage » face aux « mensonges éhontés » du représentant des États-Unis.

La votation s'est conclue par 136 votes favorables, neuf contre et 30 abstentions.

Bien que le débat ait été approuvé, le soutien obtenu par La Havane était inférieur à celui enregistré dans la résolution annuelle sur l'embargo adoptée en octobre 2025, lorsque Cuba a réuni 165 voix en faveur, sept contre et 12 abstentions.

L'augmentation des abstentions —de 12 à 30— reflète une moindre disposition de nombreux pays à soutenir sans réserve la position du régime cubain aux Nations Unies.

Il convient également de rappeler que le vote de ce mardi ne modifie ni n'élimine l'embargo américain. Il autorise uniquement la tenue d'un débat extraordinaire sur le thème 38 de l'ordre du jour de l'Assemblée générale, un mécanisme auquel Cuba a eu recours pour la première fois et qui est différent de la résolution annuelle présentée depuis 1992.

Neuf pays ont voté contre

Les États qui ont rejeté l'ouverture du débat étaient les États-Unis, l'Argentine, le Costa Rica, Israël, le Maroc, la République tchèque, la Macédoine du Nord, le Paraguay et l'Ukraine.

Lors de la séance, l'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Mike Waltz, a déclaré que le véritable embargo dont souffrent les Cubains est celui imposé par leur propre gouvernement et a dénoncé l'existence de prisonniers politiques, les coupures de courant nationales et le contrôle économique exercé par le conglomérat militaire GAESA.

Le chancelier Bruno Rodríguez a tenté d'interrompre à deux reprises l'intervention du diplomate américain par des motions d'ordre, mais ces dernières ont toutes deux été rejetées par la présidence de l'Assemblée.

Un contexte international plus défavorable

La session s'est tenue dans un contexte international moins favorable pour La Havane que les années précédentes.

Au cours des derniers mois, plusieurs gouvernements occidentaux ont intensifié leurs critiques contre le régime en raison de sa proximité avec la Russie, de son vote à l'ONU concernant la guerre en Ukraine et des accusations relatives au recrutement de citoyens cubains pour combattre aux côtés de l'armée russe.

Quelques jours avant le débat, le magazine The Nation a révélé un câble diplomatique signé par le secrétaire d'État Marco Rubio, dans lequel Washington instruisait ses ambassades de persuader d'autres gouvernements de ne pas soutenir l'initiative présentée par Cuba.

Bien que le régime ait réussi à faire approuver par l'Assemblée la tenue du débat, le vote a révélé un soutien international plus fragmenté que ces dernières années, une situation que les autorités cubaines ont omise dans leurs célébrations officielles.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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