Réclusion à perpétuité pour le Cubain ayant tué une mère et sa fille de 11 ans en Guyane

Le Cubain Yoel Rodríguez Barrientos a été condamné à la réclusion à perpétuité en Guyane pour avoir tué sa partenaire et la fille de celle-ci, âgée de 11 ans, le jour de Noël 2020.

Yoel Rodríguez Barrientos et une photo aux côtés d'une des victimes.Photo © Facebook de Pinareños por le monde / Daily News Guyana

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Le citoyen cubain Yoel Rodríguez Barrientos, âgé de 32 ans, a été condamné à la réclusion à perpétuité par la Haute Cour de Demerara, en Guyane, après avoir avoué le meurtre de sa partenaire et de la fille de cette dernière, une fillette de 11 ans qu'il a tuée après avoir découvert le crime contre sa mère.

Selon une information du média guyanais Ignite News, la sentence a été prononcée jeudi dernier par la juge Nicola Pierre, qui a imposé deux peines de réclusion à perpétuité : une avec possibilité de libération conditionnelle après 35 ans pour le meurtre de Tara Krishnaran, âgée de 34 ans, et une autre avec possibilité de demander ce bénéfice après 40 ans pour la mort de Larissa Singh, âgée de 11 ans. Les deux condamnations seront purgées de manière concurrente.

Les faits se sont déroulés le 25 décembre 2020 dans le foyer familial, situé sur Princess Street, Lodge, Georgetown. Selon l'enquête, une dispute entre le couple a dégénéré en une agression violente au cours de laquelle Barrientos a frappé à plusieurs reprises Krishnaran à la tête avec un marteau, lui infligeant des blessures mortelles et une sévère défiguration du visage.

Peu après, la jeune fille entra dans la chambre et trouva le corps de sa mère. Barrientos l'attaqua alors avec un couteau, lui tranchant le cou, puis la frappa à nouveau avec un marteau jusqu'à lui causer la mort.

La police de la Guyane a soutenu depuis le début de l'enquête que le Cubain, origininaire de Santiago de Cuba, a tué la fillette pour l'empêcher de témoigner contre lui dans le cadre du crime.

Après avoir commis le double homicide, Barrientos s'est enfui du lieu. Les autorités ont émis un mandat de recherche et l'ont finalement capturé quelques heures plus tard à Amelia's Ward, Linden (Région 10), grâce à des informations de renseignement reçues le même jour.

Captura de Facebook/Réseau d'Actualités du Shérif

Lors de la lecture du jugement, la juge Pierre a souligné la gravité des faits et a affirmé que l'accusé « a trahi une relation spéciale de confiance et de responsabilité », puisque Larissa vivait avec lui en tant que figure paternelle censée lui offrir protection et sécurité. En ce qui concerne la mère de la mineure, elle a rappelé que « ce n'est pas par un inconnu dans la rue qu'elle a été assassinée, mais par quelqu'un de son propre foyer ».

Le tribunal a également ordonné que le temps que Barrientos a passé en détention préventive depuis décembre 2020 soit déduit de sa peine, et a décidé qu'il participe à des programmes de gestion de la colère pendant son incarcération.

À la fin de l'audience, les proches des victimes ont exprimé leur soulagement face à la sentence, bien qu'ils aient reconnu qu'aucune condamnation ne pourrait réparer la perte subie. Ils ont évoqué Krishnaran comme une femme extravertie et ambitieuse, et ont décrit Larissa comme une enfant appréciée de son entourage.

Le cas présente des similitudes avec un autre crime commis par un citoyen cubain en Guyane. En mai 2025, Wispriey Alfonso, âgé de 40 ans, a assassiné avec un couteau de boucher sa belle-fille de 21 ans à Georgetown et a gravement blessé la mère de la jeune femme, dans un autre épisode de violence intrafamiliale.

Selon des données d'ONU Femmes et de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), la Guyane présente l'un des taux de féminicides les plus élevés des Caraïbes, avec deux meurtres de femmes pour 100 000 habitants commis par leurs partenaires ou ex-partenaires. De plus, environ 85 % de ces crimes sont perpétrés par des partenaires intimes ou des membres de la famille.

Avec le temps déjà écoulé en détention préventive, Barrientos devra rester emprisonné au moins jusqu'en 2055, date à laquelle il pourra demander pour la première fois la libération conditionnelle en raison de la condamnation avec la durée minimale la plus courte.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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