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Une nouvelle invasion de sargasse recouvre les plages de Baracoa, dans la province de Guantánamo, à l'est de Cuba, générant une alerte sanitaire pour les résidents et les visiteurs des zones côtières touchées, notamment Playa Caribes, Pilón et Tortuguilla.
Selon des sources locales, l'algue arrive en deux épisodes annuels entraînée par les courants marins.
Cependant, le sargasse qui atteint les Caraïbes ne provient pas du détroit de Magellan, comme le souligne la source, mais de la Grande Ceinture de Sargasse de l'Atlantique, qui s'étend dans les eaux tropicales entre l'Afrique de l'Ouest, le Brésil et les Caraïbes.
Sa prolifération est associée aux courants et aux vents, aux eaux chaudes, au relève océanique, aux nutriments apportés par des rivières comme l'Amazone et l'Orénoque, ainsi qu'à la poussière du Sahara, riche en fer et en phosphore.
Les courants de Guyane, des Antilles et des Caraïbes sont ceux qui déplacent la macro-algue vers le nord-ouest jusqu'aux côtes cubaines.
Le phénomène tend à s'intensifier pendant les mois chauds et arrive en 2026 au milieu d'une saison que les scientifiques anticipent comme potentiellement record.
En Baracoa et d'autres localités de Guantánamo, les autorités locales, ainsi que des étudiants et des professeurs en Sciences Médicales, ont organisé des efforts de nettoyage des plages touchées par le passé.
Néanmoins, les propres autorités reconnaissent le manque de ressources techniques et technologiques pour la collecte et l'élimination finale du sargasse.
Ce n'est pas la première fois que Guantánamo est confronté à une crise de ce genre.
En juin 2025, le CITMA a émis une alerte maximale en raison de l'arrivée massive de sargasse sur les côtes de la province, et déjà en mai 2026, les données satellitaires anticipaient que la saison serait critique.
D'une part, le principal danger ne provient pas de l'algue elle-même, mais de sa décomposition. En se décomposant, le sargasse libère du sulfure d'hydrogène (H₂S) —reconnaissable par son odeur d'œuf pourri— et de l'ammoniac (NH₃), des gaz toxiques qui provoquent une irritation oculaire, des nausées, des maux de tête, des vertiges et des problèmes respiratoires.
En concentrations élevées, elles peuvent causer des dommages neurologiques et cardiovasculaires.
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