Un Cubain meurt lors d'une querelle familiale au Mexique

Auto de la police municipale à Tapachula (Image de référence)Photo © Ayuntamiento de Tapachula

Un citoyen cubain a perdu la vie poignardé à Tapachula, Chiapas, suite à une bagarre qui a éclaté lors d'une réunion entre cousins pour des raisons inconnues, selon les informations rapportées ce jeudi par la presse mexicaine.

Selon des sources supplémentaires, l'incident s'est produit le samedi 12 juillet dans la localité de Manga de Clavo, dans le secteur nord-ouest de la ville chiapanèque.

Malheureusement, ce qui a commencé comme une réunion de famille a dégénéré en une agression à l'arme blanche qui a laissé la victime sans signes de vie.

Les circonstances ni la cause exacte du différend qui a abouti à un acte de violence fatal n'ont pas été révélées.

L'agresseur a fui les lieux après avoir porté les coups de couteau, sans que les autorités parviennent à l'arrêter immédiatement.

Le corps de la victime a été transféré au service médical légal.

Les autorités n'ont pas rendu public le nom de la personne décédée ni l'identité de l'agresseur.

La Fiscalía de Inmigrantes de Chiapas, un organisme spécialisé dans les délits impliquant des migrants dans l'État, a pris en charge l'enquête afin d'éclaircir les circonstances du crime et de retrouver le responsable.

Un phénomène de violence croissante contre les Cubains à Tapachula

Ce meurtre survient dans un contexte de violence persistante qui frappe la nombreuse communauté de migrants cubains concentrée à Tapachula.

Le 6 juillet, Maikol Enrique Rodríguez Perdomo, âgé de vingt ans, a été blessé par balle dans le dos chez lui, dans la colonie Reforma.

Trois citoyens honduriens - identifiés comme Kensi Michell (30 ans), Bryan José (33) et Josué Geovanny (26) - ont été arrêtés et remis à la Justice par la Fiscalía General del Estado pour lésions, possession d'arme à feu et association de malfaiteurs, selon ce qui avait été rapporté à l'époque concernant le cubain blessé par balle à Tapachula.

En avril, des fonctionnaires du programme municipal Centinela ont frappé et expulsé de force des migrants cubains au parc Miguel Hidalgo, laissant au moins quatre blessés, dont des personnes âgées de soixante et soixante-dix ans.

Un des agresseurs, identifié sur les images de l'incident, a été suspendu de ses fonctions.

En 2025, de plus, de multiples enlèvements de Cubains ont été documentés dans la région, avec des familles qui ont été prêtes à payer des rançons allant jusqu'à 10 000 dollars.

Des milliers de Cubains bloqués sans issue

Derrière cette spirale de violence se cache une crise humanitaire de grande envergure.

Depuis février 2026, l'administration Trump envoie entre deux et trois vols par semaine avec des migrants cubains directement à Chiapas, dans le cadre d'un accord informel qui fait du Mexique un pays d'accueil.

Le maire de Tapachula, Yamil Melgar, a estimé en mai que plus de 10 000 Cubains restent bloqués dans la ville, bien que d'autres estimations situent ce chiffre autour de 6 000.

Des organisations civiles estiment qu'environ 60 000 migrants de différentes nationalités se trouvent bloqués dans la zone.

Selon le rapport « Nous abandonnent ici à mourir », publié par Human Rights Watch le 27 mai, entre le 20 janvier 2025 et le 9 mars 2026, 4 353 Cubains ont été déportés au Mexique.

Ces migrants arrivent sans documents, sans argent ni biens, et sans autorisation de travailler, dans une ville marquée par une forte violence et des services insuffisants.

Les Cubains déportés se retrouvent dans un limbe légal : le régime de La Havane refuse les vols de répatriement, le Mexique ne leur accorde pas de statut migratoire régulier et leur retour aux États-Unis leur est interdit.

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