Cacerolazo à Guanabacoa, tandis que des agents du régime promettent « de la lumière pour samedi »

Apagones à CubaFoto © CiberCuba

Les habitants de la appelée Loma de la Pela, dans la municipalité de Guanabacoa, ont organisé ce jeudi un cacerolazo nocturne en protestation contre les coupures de courant prolongées qui touchent la zone, selon une vidéo diffusée sur Facebook par le journaliste José Raúl Gallego.

Les manifestants de ce quartier, dans la zone de Barreras, dans la municipalité mentionnée, ont marché ensemble jusqu'au parc pour poursuivre la protestation, qui s'ajoute à d'autres rapports de tapage de casseroles à La Havane, dont les quartiers périphériques sont privés de électricité depuis quatre jours.

Une personne présente à la manifestation a informé Gallego que des agents de la Sécurité de l'État et des dirigeants locaux se trouvaient sur place.

Sa mission : convaincre les Cubains de retourner chez eux. La promesse qu'ils ont faite était que «samedi, ils vont rétablir l'électricité».

La scène se répète avec une régularité déjà familière à Guanabacoa. La municipalité a accumulé plusieurs manifestations avec casseroles depuis le début de juillet : le 11 juillet, des voisins du Reparto Nalón sont sortis manifester après plus de 33 heures sans électricité, coïncidant avec le cinquième anniversaire du 11J, avec des slogans tels que « Nous ne voulons pas de lumière, nous voulons la liberté ».

Le 8 juillet, les voisins de La Hata ont organisé un autre cacerolazo pendant une coupure de courant de 24 heures, criant « Liberté ! » et « À bas la dictature ! ».

L'antécédent le plus direct dans la zone de Barreras remonte à novembre 2024, lorsque Minas-Barreras a déjà connu une journée de protestation similaire pour les mêmes raisons.

Le contexte énergétique qui nourrit ces manifestations est dévastateur. Ce jeudi, Cuba faisait face à une nouvelle journée de coupures de courant massives avec un déficit de 2 240 MW, soit 69 % de la demande totale du pays, avec seulement 990 MW disponibles contre les 3 200 MW nécessaires.

La journée arrivait à peine 48 heures après le cinquième effondrement total du Système Électrique National en ce qui concerne 2026, survenu le 14 juillet, le dixième en 24 mois. Dans certaines zones de La Havane, les coupures ont dépassé 35 heures consécutives.

La tactique du régime face aux manifestations suit un schéma documenté : combiner des promesses de rétablissement du service —souvent non tenues— avec la répression.

En juin 2026, des agents de la Sécurité de l'État ont menacé un activiste de lui tirer dans la tête s'il promeut des « toques de caldero » pour le 11 juillet. Cubalex a documenté ce mois-ci un record de 253 protestations et 319 événements répressifs à travers toute l'île.

La promesse d'électricité pour samedi, annoncée ce soir par des responsables du régime aux manifestants de Barreras, suit le même schéma : une concession ponctuelle pour dissoudre la protestation, sans garanties de mise en œuvre ni solution structurelle à une crise énergétique qui détruit depuis des années la vie quotidienne des Cubains.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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