
Un bien immobilier situé sur la rue Milanés, entre Manzaneda et Zaragoza, dans le centre historique de Matanzas, s'est effondré de manière soudaine cet après-midi sans faire de blessés, selon le rapport du créateur de contenu indépendant Christian Arbolaez.
Les images de l'incident montrent des débris éparpillés sur le trottoir et la chaussée, ainsi que du personnel d'urgence avec des casques blancs et jaunes évaluant la zone entre des bâtiments coloniaux aux couleurs typiques du patrimoine matancero.
Jusqu'au moment du rapport, les causes du collapsus n'avaient pas été communiquées.
L'incident se produit dans l'une des artères principales du centre historique de la ville, une zone classée Monument National, où des études techniques estiment qu'environ 100 immeubles présentent un haut degré de détérioration et que 12% des bâtiments sont en mauvais état avec un risque de destruction irréversible.
Les causes de la détérioration sont systémiques : insuffisances dans l'imperméabilisation et l'évacuation des eaux, absence de maintenance planifiée, changements d'utilisation abusifs, pénurie de matériaux de construction et absence de financement stable pour la conservation.
En juillet 2025, le gouvernement local avait déjà restreint l'accès à plusieurs bâtiments du centre historique en raison du risque d'effondrement, sans que la situation ne s'améliore de façon significative.
La propre rue Milanés court parallèlement à la Calle del Medio, dont la décadence a été largement documentée en mai 2026 avec circulation illégale de motos, accumulation de déchets et vols, malgré le fait qu'il s'agisse d'une voie piétonne également déclarée Monument National.
Cet effondrement s'ajoute à une série de collapsus enregistrés dans la province en 2026 : le 30 mai, l'ancienne cafétéria El Confite à Colón a partiellement cédé, et le 11 mai, une bodeguita s'est effondrée à Cárdenas, les deux sans blessés.
Le schéma se répète à l'échelle nationale. À La Havane, près de 1 000 bâtiments s'effondrent chaque année, et à la fin de 2025, il y avait 185 348 biens immobiliers en mauvais état dans la capitale, dont plus de 46 000 nécessitaient une rénovation complète. En 2025, au moins six personnes ont péri dans la capitale à cause d'effondrements, dont une fillette de sept ans et un bébé de cinq mois.
Le régime cubain a été critiqué à plusieurs reprises pour donner la priorité à la construction d'hôtels touristiques plutôt qu'à l'entretien du patrimoine résidentiel et des centres historiques, une politique qui a aggravé de manière soutenue la crise structurelle dans tout le pays.
Le journal Girón, organe officiel de la province, a averti en 2026 que « ce qui est en jeu n'est plus seulement l'image de Matanzas, mais la santé et l'avenir de ceux qui y habitent ».
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