
Alejandro Montoya, un jeune Cubain qui s'est rendu à Dubaï il y a à peine quelques semaines avec l'espoir de commencer une nouvelle vie en travaillant dans un restaurant, est hospitalisé après avoir souffert d'un thromboembolie pulmonaire massive qui l'a laissé au bord de la mort.
Alors qu'il tente de se rétablir, sa famille fait face à une facture médicale de 47 000 dirhams — environ 12 800 dollars — qu'elle ne sait pas comment régler.
Le cas a été révélé par El Correo del Golfo dans un reportage publié le 18 juillet dernier.
Montoya a commencé à travailler le 22 juin, mais quelques jours plus tard, il a commencé à ressentir une fatigue intense, des difficultés à respirer et de fortes palpitations. Lors d'une première consultation médicale, il a été diagnostiqué avec une anémie sévère et une carence en vitamine B12, bien que son état ait continué à se détériorer.
La situation a atteint son paroxysme lorsqu'il s'est effondré sur son lieu de travail et a dû être transporté d'urgence en ambulance.
Les médecins ont alors découvert qu'il souffrait d'un état critique provoqué par des caillots ayant simultanément bloqué les poumons et le cœur. Le jeune homme a été admis en Unité de Soins Coronariens, où il est resté intubé et connecté à un soutien vital.
Après plusieurs jours de traitement, il a réussi à surmonter la phase la plus critique et a été transféré dans une chambre d'hospitalisation, bien qu'il soit toujours sous surveillance médicale spécialisée.
La crise a mis en lumière un autre problème : Montoya n'avait pas encore finalisé les démarches pour obtenir son visa de travail et se trouvait aux Émirats Arabes Unis avec un visa de touriste.
Cette condition l'a empêché d'accéder au système hospitalier public ou de bénéficier de tarifs subventionnés. Selon le reportage, sa famille a tenté de faire gérer le transfert depuis le début de l'urgence, mais les demandes ont été rejetées en raison de son statut migratoire.
En Émirats Arabes Unis, l'assurance maladie est obligatoire pour les travailleurs étrangers et doit être fournie par l'employeur une fois le processus de résidence terminé. D'ici là, ceux qui restent avec un visa de touriste n'ont pas de couverture sanitaire et doivent assumer intégralement le coût de toute attention médicale.
La situation de Montoya reflète une réalité vécue par de nombreux Cubains qui arrivent à Dubaï avec l'espoir de régulariser leur situation professionnelle quelques semaines après leur arrivée dans le pays.
Le visa de touriste, dont le coût varie généralement entre 1 500 et 2 200 dollars, permet d'entrer légalement aux Émirats, mais travailler avec elle constitue une infraction qui peut entraîner des amendes allant jusqu'à 50 000 dirhams, la déportation et une interdiction permanente d'obtenir un permis de travail, selon des spécialistes en migration.
La famille du jeune, composée également de Cubains résidant à Dubaï, a demandé solidarité et compréhension à la communauté hispanophone alors qu'elle tente de faire face à cette situation d'urgence.
La facture de l'hôpital privé continue d'augmenter et la famille ignore quand elle pourra recevoir sa sortie médicale.
Bien qu'une campagne formelle de collecte de fonds n'ait pas été lancée, ceux qui souhaitent offrir de l'aide peuvent contacter la mère d'Alejandro Montoya au téléphone +971 56 927 5732.
Selon El Toque, la communauté cubaine à Dubaï continue de croître, attirée par les opportunités d'emploi, mais de nombreux migrants font face à des difficultés liées à l'absence de documentation ou de couverture médicale durant le processus de régularisation. Bien que le consulat cubain enregistre plus de 500 résidents aux Émirats arabes unis, diverses sources estiment que le chiffre réel est significativement plus élevé.
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