
La Unión Eléctrica (UNE) est sortie ce mercredi pour démentir les rumeurs qui se sont multipliées sur les réseaux sociaux après l'arrivée d'un navire dans la Baie de La Havane : la barge ne vient pas renforcer le système électrique, mais pour recevoir un entretien.
L'entité a publié sur Facebook une clarification étiquetée « #FAUX » et a été directe : « La patane qui est entrée hier dans la Baie de La Havane ne sera pas destinée à la génération du Système Électroénergétique National. Elle vient de la République Dominicaine et son unique but est de recevoir un entretien au port d'Asticar ».
La vedette arrivée ce mercredi se dirigera vers Asticar (Astilleros del Caribe), le chantier naval étatique cubain dédié à la réparation et à l'entretien naval, dont les installations comprennent un dock flottant de 100 mètres de long et une capacité de levage allant jusqu'à 4 500 tonnes.
La journaliste Ana Teresa Badia est également sortie pour clarifier la situation sur ses réseaux : « Non, aucune nouvelle patana turque n'est arrivée pour fournir des services au SEN. Celle de la photo doit être celle qui est restée à Cuba, ou une similaire pour réparer quelque chose ».
Badia a souligné le problème de fond qui rend toute arrivée de ce type irrélévante : « Rappelons-nous que le véritable sujet est le combustible pour cette patana, qui, je le répète, n'est jamais partie de La Havane ».
En effet, Cuba manque du combustible nécessaire pour faire fonctionner ses centrales flottantes.
Les patanas de Melones et Regla étaient hors service en raison d'un manque de carburant dans plusieurs endroits de l'Union Électrique, ce qui illustre avec acuité pourquoi l'arrivée d'un navire destiné à l'entretien — et non à générer de l'électricité — est significative dans ce contexte.
Ce n'est pas la première fois que le régime est contraint de démentir ce type de rumeurs. En avril 2026, le Ministère de l'Énergie et des Mines a dû nier l'arrivée d'une nouvelle centrale flottante lors d'un épisode presque identique.
À ce moment-là, il a été confirmé qu'il ne restait plus que deux patanas turques actives dans le pays — la Belgin Sultan et la Erol Bay, avec une capacité conjointe de 124 MW — et que leur opération dépendait de l'arrivée de combustible russe.
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