Trump tient sa promesse et lance une offensive aérienne contre l'Iran

Un chasseur F-16 de l'Armée de l'air des États-UnisPhoto © X / Comando Central des États-Unis.

Les États-Unis ont lancé ce mercredi une nouvelle série de bombardements contre l'Iran, quelques heures après que la Garde révolutionnaire iranienne (IRGC) ait revendiqué une attaque par missiles balistiques contre une base aérienne américaine en Jordanie, comme l'a confirmé le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) dans un communiqué officiel.

Les attaques ont commencé à 20h00, heure de l'Est, et ont été décrites par Washington comme « une réponse puissante aux tentatives iraniennes d'attaquer les forces américaines déployées au Moyen-Orient », selon les informations diffusées par l'agence EFE.

L'attaque iranienne qui a déclenché la riposte a eu lieu mardi, lorsque la IRGC a tiré des missiles balistiques contre la base américaine en Jordanie dans ce que le CENTCOM a qualifié d'action « surprenante ».

Les forces armées des États-Unis ont affirmé avoir intercepté chacun des projectiles, et la Jordanie a pour sa part rapporté avoir abattu cinq missiles lancés depuis le territoire iranien.

Avant le début des bombardements, le président Donald Trump a averti l'Iran avec un langage particulièrement direct lors d'une interview avec Fox News.

«Nous allons leur donner une sacrée correction», a déclaré le dirigeant. «Nous les frapperons avec force. Ils vont en prendre une belle», a-t-il insisté selon le récit d'un reporter de cette chaîne.

Depuis le Bureau ovale, Trump a réitéré la menace avec la même fermeté : « Nous allons les frapper très fort car c'est maintenant notre tour. Ils savent que cela arrive. »

Le président a également expliqué que ses forces n'avaient que quelques minutes pour intercepter et abattre les missiles iraniens, et qu'il a personnellement examiné une vidéo montrant les militaires communiquant des coordonnées en temps réel pendant l'opération.

La reprise des attaques a eu lieu après une brève pause diplomatique.

Le 26 et 27 juillet, Trump avait ordonné d'arrêter les bombardements contre l'Iran pour permettre des négociations, mais Téhéran a répondu par l'attaque de mardi contre la base en Jordanie, fermant ainsi cette fenêtre diplomatique.

Le mercredi même, et parallèlement à l'escalade, les États-Unis et l'Arabie Saoudite ont mené des bombardements de précision contre des positions de groupes alignés avec l'Iran dans l'est de l'Irak, causant 20 morts et 32 blessés parmi les Forces de Mobilisation Populaire (FMP).

Trump a confirmé que cette opération avait été coordonnée au préalable avec le gouvernement irakien, et il a qualifié de « cancer » les groupes chiites pro-iraniens dans la région, avertissant qu'il envisage de nouvelles actions contre eux.

Selon le CENTCOM, dans les 72 heures précédant les attaques de mercredi, la IRGC avait lancé plus de 30 attaques de drones contre des forces américaines et des infrastructures énergétiques saoudiennes.

Le conflit entre Washington et Téhéran est actif depuis plus de cinq mois, avec de multiples pauses et reprises des hostilités.

Depuis que les États-Unis ont enchaîné plus de 13 nuits consécutives de bombardements après avoir rompu la trêve le 8 juillet, cette nouvelle escalade de mercredi laisse en suspens des négociations de paix qui n'ont pas réussi à se consolider dans aucune de ses précédentes rondes.

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