Une Cubaine résidant en France a suscité un débat sur les réseaux sociaux en comparant la qualité des aliments en Europe avec ceux des États-Unis, où elle a vécu auparavant, et affirmant qu'après ce changement, sa santé s'était considérablement améliorée.
Le vidéo, publié mercredi par le profil @anlilg («Familia2Mundos») sur TikTok, dure trois minutes et 33 secondes et met en scène une Cubane qui raconte ses observations quotidiennes sur les aliments qu'elle consomme en France.
Le déclencheur du témoignage fut une pomme qui s'est gâtée en à peine deux jours. Loin de le voir comme un problème, la créatrice l'a interprété comme un signe positif : « regarde cela, il y a deux jours, regarde cette pomme gâtée, que veut dire cela mon amour, que cela n'a pas de conservateurs, que cela n'a aucun produit chimique ».
Contrastez cette expérience avec ce qu'il vivait aux États-Unis, où ses enfants ne supportaient pas la peau des pommes : « ma fille en mangeait une aux États-Unis avec la peau et la vomissait parce que cette peau était horrible ».
En France, dit-il, ses enfants mangent le fruit entier sans aucun problème.
La Cubana a également mentionné que des carottes se sont rapidement détériorées hors du réfrigérateur, ce qu'elle attribue également à l'absence d'additifs chimiques.
L'impact sur sa santé, selon son récit, a été significatif : « j'ai dit adieu au reflux, j'ai dit adieu à l'acidité, j'ai tout perdu », et il ajoute que l'inflammation a également disparu depuis qu'il consomme des aliments en France.
Une partie de la vidéo est consacrée à déconstruire ce qu'il considère comme un mythe du marché organique américain. Il affirme qu'acheter chez Publix ou Whole Foods est pratiquement la même chose : « l'organique n'est qu'une étiquette, ce qui est à l'intérieur reste le même produit », et il conclut que « la seule chose qui change, c'est le marketing, la marque et le prix ».
Il argumente en outre qu'aucun produit européen authentique n'atteindrait les supermarchés américains car le coût du transport le rendrait trop cher et le gâterait avant d'arriver.
Le débat sur la qualité alimentaire entre les deux continents repose sur une base réglementaire réelle. L'Union Européenne applique le principe de précaution à travers l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), qui exige des preuves scientifiques avant d'autoriser des additifs, tandis que la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA) opère avec une approche plus permissive basée sur l'historique d'utilisation sécurisée. Selon des données de l'application Yuka, les produits aux États-Unis contiennent en moyenne 3,1 additifs par produit, contre 1,9 en France et en Allemagne. Des substances comme le bromate de potassium, l'azodicarbonamide ou le BHA/BHT sont autorisées aux États-Unis mais restreintes ou interdites en Europe.
Ce type de comparaisons fait partie d'un débat récurrent parmi les Cubains de la diaspora sur TikTok, où l'opposition « Europe vs. Miami » suscite des milliers de réactions chaque semaine.
Le mercredi dernier, une autre Cubaine en Espagne a relancé une discussion similaire sur la question de savoir si on vit mieux en Europe ou aux États-Unis, en soutenant qu'avec un revenu mensuel compris entre 1 000 et 1 400 euros, il est possible de bien vivre sans avoir besoin de deux ou trois emplois.
La diaspora cubaine en France est petite, comprenant entre 3 000 et 5 000 personnes, et fait face à des difficultés de régularisation : le pays rejette près de 80% des demandes d'asile des Cubains. Malgré cela, certains ont réussi à trouver une stabilité et partagent leurs expériences sur les réseaux, comme la protagoniste de cette vidéo, qui a terminé par une invitation directe à son audience : « posez-moi toutes vos questions concernant la nourriture, je vous assure que, eh bien, l'inflammation, tout cela a disparu ».
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