
Adis Glennis Rodríguez Mulet, âgée de 34 ans et enceinte d'environ sept mois, est décédée à Bayamo, dans la province de Granma, après avoir subi une présumée agression brutale de la part de son mari.
Selon des plaintes citoyennes reçues par le profil de Facebook NiO Reportando Un Crimen, ni elle ni le bébé n'ont réussi à survivre.
La victime résidait dans le quartier Ciro Redondo García de Bayamo et était enceinte d'environ 28 semaines et demie au moment de sa mort.
Selon les informations médicales connues sur le cas, Adis présentait un traumatisme abdominal d'une gravité extrême : une contusion abdominopelvique qui lui a provoqué un déchirement du hile de la rate et un hémopéritoine d'environ deux litres de sang.
Le personnel médical a pratiqué une laparotomie exploratoire —chirurgie abdominale d'urgence— dans un effort pour sauver sa vie, mais l'évolution a été défavorable.
La femme a développé un syndrome de réponse inflammatoire systémique qui a déclenché une défaillance multiviscérale, cause immédiate de son décès.
L'agresseur présumé, identifié comme le mari de la victime, reste en détention depuis le dimanche précédant la publication de la nouvelle, tandis que les enquêtes se poursuivent. Son nom n'a pas été rendu public.
Les autorités cubaines n'ont pas émis d'informations officielles sur l'avancement du processus pénal ni divulgué de détails sur l'enquête, un silence habituel du régime face à ce type de cas.
La mort d'Adis a provoqué une profonde émotion chez ceux qui la connaissaient. Sa nièce a réclamé sur les réseaux sociaux : « Justice pour ma tante ». Une amie a écrit : « Mon amie, je n'arrive toujours pas à y croire, quel chagrin, pour toujours dans mon cœur, Adita ».
Le cas se déroule dans un contexte d'escalade alarmante de la violence de genre à Cuba.
El Observatoire de Genre de Alas Tensas (OGAT) a documenté 44 féminicides sur l'île entre janvier et le 27 juillet 2026, contre 48 sur l'ensemble de l'année 2025.
Le cas d'Adis serait le deuxième féminicide d'une femme enceinte documenté à Cuba en moins de trois semaines. En juillet, Yeni María Peñas Leyva, âgée de 23 ans, a été tuée présumément par son ex-partenaire devant son domicile à Las Tunas, dans ce que l'OGAT a décrit comme le premier féminicide vérifié d'une femme enceinte depuis juin 2024.
Bayamo avait déjà été le théâtre d'un autre féminicide en avril 2026, lorsque Yunia Lisset Bizet Sánchez a été assassinée par son ex-partenaire alors qu'elle se dirigeait vers la police pour le dénoncer.
Cuba ne dispose pas d'une loi spécifique contre le féminicide ni ne reconnaît publiquement cette catégorie criminelle, et le gouvernement ne publie pas de statistiques systématiques sur la violence de genre.
L'OGAT a enregistré 359 féminicides vérifiés sur l'île depuis 2019, un chiffre qui reflète une crise persistante face à laquelle le régime reste silencieux.
Des membres de la famille, des voisins et des personnes proches d'Adis continuent d'exiger que l'affaire ne reste pas impunie et que, si les faits dénoncés se confirment, justice soit faite.
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