
Le Parti Démocrate des États-Unis penche de plus en plus vers des positions d'extrême gauche et cela devrait sérieusement préoccuper tous les Américains, quelle que soit leur affiliation politique. La meilleure preuve ne réside pas seulement dans les discours de ses figures les plus radicales, dans les campagnes contre l'entreprise privée ou dans l'hostilité croissante envers certains valeurs traditionnelles de la nation. Elle se trouve également dans le faible soutien reçu par une récente déclaration de principes intitulée “Promise to America”, ou “Promesse à l'Amérique”.
Le document, promu par les congressistes démocrates Tom Suozzi et Adam Gray, contient des affirmations qui, jusqu'à il y a quelques années, auraient été considérées comme tout à fait normales au sein de l'un ou l'autre des deux grands partis américains. Ses signataires déclarent qu'ils sont capitalistes, pas socialistes ; qu'ils souhaitent la sécurité, pas l'anarchie ; qu'ils croient en la responsabilité, pas en l'imprudence ; qu'ils veulent un gouvernement qui résolve des problèmes plutôt que d'en créer ; qu'ils sont modérés, pas extrémistes, et qu'ils sont fiers des États-Unis, pas honteux de leur pays.
Quel démocrate sensé pourrait rejeter de tels principes ?
Il ne s'agit pas d'une plateforme extrémiste ni d'une déclaration partisane radicale. Au contraire, c'est un ensemble d'idées cohérentes, positives et profondément liées aux valeurs qui ont fait la grandeur des États-Unis : liberté économique, responsabilité individuelle, respect de la loi, modération politique, patriotisme et confiance dans les institutions démocratiques.
Cependant, la déclaration n'a été soutenue publiquement que par quinze figures démocrates : dix membres de la Chambre des représentants et cinq candidats au Congrès. C'est un chiffre incroyablement bas pour un parti qui compte des centaines de législateurs, de gouverneurs, de maires, de candidats et de dirigeants nationaux.
La grande majorité des politiciens démocrates aurait dû signer immédiatement un document similaire. Le problème n'est pas seulement que beaucoup ne l'ont pas fait, mais ce que ce silence peut signifier. Leur est-il inconfortable de se déclarer capitalistes ? Ont-ils peur d'affirmer publiquement qu'ils sont fiers des États-Unis ? Considèrent-ils comme controversé de défendre la sécurité, l'ordre, la responsabilité fiscale et la modération ?
Ne pas signer le document ne signifie pas nécessairement que chaque dirigeant démocrate rejette tous ses principes. Certains peuvent invoquer des raisons tactiques, un manque de connaissance de l'initiative ou des désaccords avec certaines formulations. Mais lorsque une déclaration aussi élémentaire reçoit un soutien aussi limité, il est inévitable de se demander où se dirige le parti : Quo vadis Démocrates ?
Au cours des dernières décennies, des secteurs de plus en plus influents du Parti Démocrate ont remplacé le libéralisme démocratique traditionnel par un discours qui présente le capitalisme comme une forme d'oppression; la police comme l'ennemi de la société, les frontières comme quelque chose de moralement discutables et le patriotisme américain comme une expression d'arrogance ou d'intolérance.
Ces positions ne se trouvent plus uniquement au sein de petits groupes universitaires. Elles ont pénétré dans les campagnes électorales, les organisations politiques, les médias et les structures partisanes.
Les États-Unis ont besoin d'un Parti Démocrate fort, démocratique et responsable. Une grande nation ne tire pas profit quand l'un de ses deux principaux partis se dirige vers les extrêmes. La démocratie nécessite des alternatives politiques, des débats et un équilibre, mais elle exige aussi un engagement commun envers les principes fondamentaux du système.
Le capitalisme américain, avec ses défauts et sa nécessité permanente de corriger des erreurs, a généré prospérité, innovation et opportunités comme aucun système socialiste n'a réussi à le faire et ne le fera jamais. La sécurité publique protège principalement les plus vulnérables. La fierté nationale ne signifie pas nier les erreurs historiques, mais reconnaître que les États-Unis restent une nation exceptionnelle grâce à sa Constitution, ses libertés et sa capacité de renouvellement.
Que seulement quinze figures démocrates aient signé publiquement cette déclaration constitue une alerte. Le problème n'est pas qu'il existe des divergences entre républicains et démocrates. C'est naturel et sain. Ce qui est préoccupant, c'est que des principes fondamentaux de la nation semblent devenir des sujets inconfortables ou controversés au sein de l'un de ses principaux partis.
Le Parti démocrate doit décider s'il souhaite retrouver sa tradition modérée et patriote ou continuer à avancer vers une gauche radicale qui pourrait l'éloigner de millions d'Américains. Ce qui est en jeu n'est pas seulement l'avenir d'une organisation politique. Il s'agit également de la stabilité, de la prospérité et de la grandeur des États-Unis.
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