Qui protège les chevaux de Bayamo ? Des passages à tabac et des journées épuisantes malgré la Loi sur le Bien-être Animal

La loi sur le bien-être animal existe, mais les chevaux continuent de recevoir des coups dans les rues de BayamoPhoto © La Demajagua

Un cheval utilisé pour tirer une voiture a été frappé jusqu'à tomber au sol dans une rue de Bayamo, après avoir refusé de continuer une route vers l'hôpital provincial Carlos Manuel de Céspedes, lors d'un épisode que le journal officiel La Demajagua a dénoncé ce samedi comme faisant partie d'un schéma quotidien de cruauté envers les animaux de trait dans la Ville Monument.

L'animal est sorti de l'abri du chemin de fer et est revenu peu après au point de départ. Le cocher a essayé de le faire avancer à plusieurs reprises et a fini par le frapper, malgré les avertissements des passagers, qui lui ont demandé de ne pas le maltraiter. Lorsque le cheval a reculé et a heurté le véhicule contre le trottoir, les passagers sont descendus devant le danger.

Une seconde voiture a transporté les personnes, tandis que le cheval est resté immobile sur place. Selon le rapport, les passagers ignoraient quel avait finalement été leur destination.

Selon le média, les habitants de Bayamo constatent chaque jour que les chevaux qui tirent des voitures, principal moyen de transport en ville en raison de la crise du carburant et de la hausse des prix, sont soumis à des "coups, des coups de fouet, un excès de poids, de longues journées de travail et même des insultes verbales, comme s'ils comprenaient les frustrations de leurs conducteurs".

Depuis 2021, le décret-loi n° 31 sur le bien-être animal est en vigueur à Cuba, interdisant la maltraitance, les abus, la torture, l'abandon et l'assassinat cruel des animaux.

La norme établit en outre que les animaux de travail doivent avoir leurs heures et l'intensité de leur travail limités, recevoir une alimentation adéquate et bénéficier de périodes de repos.

Le règlement de cette législation prévoit des contraventions et des sanctions pouvant atteindre 4 000 pesos. Cependant, le journal a dénoncé que les chevaux, utilisés comme principal moyen de transport pour de nombreux Bayameses, continuent d'être exposés à de multiples agressions, à un poids excessif, à des journées prolongées et à d'autres formes de maltraitance.

La réglementation charge le Centre National de Santé Animale du Ministère de l'Agriculture de diriger, exécuter, mettre en œuvre et contrôler la politique de bien-être animal en collaboration avec d'autres institutions.

La persistance de ces scènes soulève une question à laquelle le propre rapport ne répond pas : qui veille à Bayamo au respect d'une législation qui, du moins sur le papier, devrait protéger ces animaux ?

Le maltraitement des chevaux de trait est un phénomène qui se répète dans tout le pays. En mai, un cocher à Holguín a frappé pendant plus d'une heure un cheval épuisé tombé sur la voie publique, fait dénoncé par l'organisation Bienestar Animal Cuba.

Ce même mois, un cheval s'est effondré à Sancti Spíritus en raison d'un probable coup de chaleur, sans qu'aucun vétérinaire ne puisse arriver sur les lieux.

Un facteur structurel aggrave le problème, car la maltraitance animale n'est pas reconnue comme un délit dans le Code pénal cubain. Les sanctions sont exclusivement administratives, et les défenseurs des animaux réclament depuis des années son inclusion dans la législation pénale, car les amendes en vigueur sont jugées insuffisantes pour dissuader les contrevenants.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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