
L'Institut National d'Aménagement du Territoire et d'Urbanisme a publié ce mercredi la , qui établit la nouvelle procédure que doivent suivre les usufruitiers de terres étatiques pour construire, reconstruire, rénover, diviser ou agrandir des logements et d'autres biens.
La norme, publiée le 28 août, apparaît dans la et commencera à s'appliquer sept jours naturels après sa publication.
La procédure s'applique aux terres d'État en friche ou mal utilisées, concédées en usufruit à des personnes physiques et morales, et régule l'obtention de trois instruments fondamentaux : le Certificat de Régulations Territoriales et Urbanistiques, la Licence ou Autorisation de Travaux et le Certificat de Viabilité-Habitabilité.
Avant de commencer les démarches auprès de la Direction Municipale de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme, l'usufruitier devra obtenir l'accord du directeur de l'entreprise qui administre le terrain ou du président de la Coopérative de Production Agricole propriétaire.
Si la déclaration est favorable, elle devra être consignée par écrit, avec un cachet et une signature, et sera l'un des documents nécessaires pour entamer le processus.
Jusqu'à 30 jours pour le premier certificat
La première étape sera de demander le Certificat des Régulations Territoriales et Urbaines. Pour cela, en plus de l'avis favorable, la personne intéressée devra soumettre la demande écrite, le Certificat de Détenteur Inscrit et le contrat de usufruit.
Une fois le dossier déposé, les autorités effectueront une visite sur le terrain pour effectuer les mesures nécessaires et élaborer un croquis ou un plan qui déterminera où pourront être situées les constructions et les distances entre elles.
La Direction Municipale de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme dispose de jusqu'à 30 jours ouvrables pour finaliser la procédure : 15 jours pour harmoniser la proposition avec les organismes de consultation et 15 autres jours pour établir le certificat.
Le document établira, entre autres éléments, l'emplacement des constructions sur la parcelle, le pourcentage d'occupation du terrain, les matériaux et la typologie de construction, les accès et l'interdiction d'utiliser les installations à des fins autres que celles autorisées.
Licences de deux ans et autorisations pour des travaux mineurs
Avec ce certificat, l'usufruitier pourra confier le projet exécutif et par la suite demander la Licence ou l'Autorisation de Travaux.
Pour cette démarche, vous devrez soumettre une demande ainsi que le projet exécutif, une mémoire descriptive et les plans, croquis ou esquisses correspondants.
La Direction Municipale disposera de 10 jours ouvrables pour concilier l'investissement avec les organismes de consultation et de 10 jours supplémentaires pour vérifier que le projet respecte les réglementations établies. Si des erreurs sont détectées, elles devront être communiquées à l'intéressé, qui aura jusqu'à 10 jours ouvrables pour les corriger.
Une fois le projet exécutif approuvé, le Permis de Construire doit être délivré dans un délai maximum de 20 jours ouvrables et peut être accordé de manière totale ou partielle, cette dernière option étant envisagée lorsqu'il existe plusieurs objets d'œuvre indépendants ou lorsque la construction se déroule par phases.
La licence sera valable pendant deux ans. Si pendant cette période aucun travail ne commence, elle deviendra caduque, bien qu'elle puisse être prolongée jusqu'à une année supplémentaire à la demande de l'usufruitier.
La norme distingue cette licence de l'Autorisation de Travaux, destinée aux interventions mineures et externes aux constructions existantes, notamment l'installation de sources d'énergie renouvelable. Ce document devra être délivré dans un délai de 10 jours ouvrables et aura une durée de validité d'un an.
Lors de l'exécution, les inspecteurs de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme pourront contrôler les travaux pour vérifier qu'ils sont conformes au permis et au projet approuvé.
Un logement devra avoir au moins 25 mètres carrés
Une fois les travaux autorisés terminés, l'usufruitier devra demander le Certificat d'Habitabilité-Utilisabilité. Lorsque la construction est exclusivement un logement, un Certificat d'Habitabilité sera délivré.
Les autorités disposeront de jusqu'à 30 jours ouvrables à partir de la demande pour émettre le document. Pour le traiter, il sera nécessaire de présenter la demande correspondante ainsi que la Licence de Travaux.
La résolution établit également les conditions que devra remplir un logement pour obtenir le Certificat d'Habitation avant la fin de la durée de la Licence de Travaux.
Dans ces cas, la construction devra disposer d'un accès indépendant, d'au moins trois pièces —chambre, salle de bain et cuisine— et d'une surface utile minimale de 25 mètres carrés, en plus de respecter les autres critères légaux d'habitabilité.
Pour délivrer le Certificat de Densité Habitable-Utilisable, les conditions sanitaires, la disponibilité d'eau potable, l'évacuation des eaux usées, le fonctionnement des installations d'efficacité énergétique et des énergies renouvelables ainsi que la délimitation physique des maisons seront également vérifiés, selon le cas.
Une fois le document obtenu, l'usufruitier disposera de sept jours ouvrables pour le présenter, accompagné du Certificat de Teneur Inscrit, au délégué municipal de l'Agriculture, qui devra mettre à jour l'inscription et établir la légalité de la construction.
Un autre aspect envisagé par la résolution est qui assume certains frais. Le coût dérivé des services pour obtenir la certification cadastrale revient à l'entité qui gère la terre ou à la Coopérative de Production Agropecuaire propriétaire. Ce n'est que par accord préalable entre les parties que le usufruitier pourra en effectuer le paiement.
Nouvelles règles suite à la réforme de la législation agricole
La Résolution 18/2026 fait partie de la réorganisation du cadre juridique sur la terre que le régime cubain a promue cette année.
La Loi 185 « Loi sur les terres agricoles et forestières », adoptée le 29 juillet, a abrogé le Décret-loi 358 de 2018, qui réglementait l'attribution des terres d'État inutilisées en usufruit.
De même, le Décret 175, règlement de la nouvelle loi, du 27 août, a annulé la Résolution Conjointe 1 de 2012 du Ministère de l'Agriculture et de l'ancien Institut de Planification Physique, qui établissait la procédure pour construire, reconstruire, rénover, agrandir et légaliser des améliorations sur des terres données en usufruit.
Le nouveau procédé arrive, de plus, après que le Gouvernement ait engagé en 2024 un autre processus pour tenter d'organiser et de légaliser les constructions existantes sur des terrains d'État attribués aux producteurs.
En septembre de cette année, de nouvelles restrictions pour construire des logements sur des terres en usufruit ont été annoncées, dans le cadre d'un processus officiel visant à examiner les constructions érigées sur ces terrains.
Le Gouvernement avait alors approuvé l'Accord 9933 du Conseil des ministres, qui a établi un processus d'organisation et de légalisation des bienheurs sur des terres attribuées en usufruit pour une durée prévue de cinq ans.
Aussi, par le biais du , il a été possible de légaliser certaines habitations construites entre 2008 et 2023, à condition qu'elles répondent aux exigences établies et qu'elles soient liées à la production agroalimentaire ou forestière.
Les constructions ne répondant pas aux conditions requises pouvaient être soumises au programme gouvernemental de lutte contre les illégalités en matière de construction.
L'affaire a acquis une plus grande importance cette année avec la réforme de la législation agricole et les tentatives du gouvernement d'élargir l'exploitation des terres étatiques inexploitées dans le contexte de la crise productive et alimentaire que traverse Cuba.
En juin, le dirigeant Miguel Díaz-Canel a ordonné d'accélérer la remise de terres non cultivées et d'élargir l'usufruit à différents acteurs économiques dans le cadre de la stratégie officielle visant à augmenter la production agricole.
La nouvelle Résolution 18/2026 établit désormais le cadre administratif que devront suivre ceux qui, après avoir reçu ces terres en usufruit, souhaitent construire ou modifier des logements et d'autres bâtiments liés à leur exploitation.
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