
La pénurie de carburant oblige Correos de Sancti Spíritus à recourir même à des transports médicaux et à des bus scolaires pour distribuer la presse écrite, au milieu de difficultés qui provoquent des retard de un ou plusieurs jours dans l'arrivée des journaux aux lecteurs.
Une station de Sancti Spíritus a informé ce jeudi que les services postaux rencontrent des irrégularités dans la distribution en raison d'un déficit de carburant nécessaire pour récupérer la presse au Poligráfico de Santa Clara et l'acheminer par la suite vers la province.
Yoelvis Espinosa Cabrera, directeur adjoint de Correos à Sancti Spíritus, a expliqué que l'entreprise a pour mission de ramasser les journaux tous les mardis à Santa Clara.
Une fois qu'ils atteignent le territoire spirituen, l'entité doit s'appuyer sur des ressources appartenant à d'autres organismes pour les transférer dans les différents municipalités.
«Pour la distribuer dans les municipalités, ils s'appuient sur d'autres entreprises», a précisé par la suite la station dans une autre publication concernant le fonctionnement du service.
Espinosa a précisé que parmi les moyens utilisés se trouvent des bus scolaires, d'autres véhicules disponibles et même des voitures médicales.
Une fois que les exemplaires arrivent dans chaque municipalité, la distribution habituelle commence par l'intermédiaire des facteurs des différentes unités.
Le principal problème survient lorsque qu'il n'y a pas de carburant pour effectuer le voyage jusqu'à Santa Clara.
Dans ces cas-là, la collecte doit être reportée et la presse peut arriver avec un ou deux jours de retard.
Le dirigeant a même reconnu qu'il y a eu des occasions où les journaux n'arrivent pas pendant toute la semaine et restent en attente jusqu'à la suivante, bien qu'il ait assuré que ce n'est pas habituel.
«Ce cas s'est produit, mais ce n'est pas courant. Ce qui est habituel, c'est que le jour où cela est retardé, cela ne se retarde pas autant de jours : mercredi, jeudi, au plus tard, c'est ce qui arrive presque toujours. Mais cela s'est effectivement produit, très rarement», a expliqué.
Les difficultés de transport des journaux surviennent après que la crise des ressources a contraint cette année à réduire considérablement l'impression et la circulation de la presse écrite à Cuba.
Depuis le 2 mars, Granma et Juventud Rebelde ne sont désormais imprimés qu'une fois par semaine, le mardi et avec huit pages, tandis que les journaux provinciaux ont cessé de circuler au format papier.
Parmi les causes évoquées figuraient alors le manque de papier, de combustible et de ressources financières, mais le problème va au-delà : l'industrie polygraphique cubaine souffre d'une crise structurelle, marquée par la pénurie de matières premières, le vieillissement technologique et les contraintes financières que les autorités n'ont pas réussi à inverser.
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