Le nouveau Code du travail cubain régule le télétravail et permet de supprimer des postes pour des raisons économiques

Le Code autorise la suppression de postes pour des raisons économiques, technologiques ou structurellesPhoto © Facebook/Fotos de La Habana

La Asamblea Nationale du Pouvoir Populaire a publié ce vendredi dans le Journal Officiel de la République de Cuba No. 78 le texte intégral de la , approuvée le 30 juillet et destinée à remplacer la législation régissant les relations de travail à Cuba depuis 2013.

La norme a été promulguée par Juan Esteban Lazo Hernández, président de l'Assemblée nationale, et a pour objectif de réglementer les relations de travail individuelles entre les travailleurs et les employeurs dans les processus de production de biens et de fourniture de services.

L'un des principaux changements consiste à intégrer le secteur non étatique, y compris les mipymes, les coopératives et les travailleurs indépendants, au sein du même cadre juridique du travail que le secteur étatique.

Le Code établit également des mécanismes judiciaires, institutionnels et syndicaux pour la défense des droits du travail et systématise les principes qui régissent les relations collectives de travail.

Parmi les nouveautés figure la réglementation du télétravail, y compris la possibilité de continuer à travailler depuis l'étranger lorsque l'employeur l'autorise par un avenant au contrat de travail.

La norme reconnaît également le droit à la déconnexion numérique et supprime la notion de "travailleur disponible".

Le Code autorise l'extinction de postes pour des raisons économiques, technologiques ou structurelles, avec une indemnisation équivalente à six salaires de base versés en une seule fois.

Il définit également le travail comme "un droit, un devoir social et un motif d'honneur" et le fixe comme la source principale de revenus pour l'élévation du bien-être matériel et spirituel de la population.

La contient 13 normes complémentaires directement liées au Code, parmi lesquelles le Décret 179 du Conseil des Ministres sur le Régime des Contraventions et Sanctions en Matière de Travail et de Sécurité Sociale, ainsi que des résolutions des ministères de la Santé Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, de l'Éducation, de l'Éducation Supérieure, de la Culture et des Finances et Prix.

La législation a été remise en question parce qu'elle ne reconnaît pas le droit de grève, préserve le monopole syndical de la Centrale des Travailleurs de Cuba et n'admet pas de syndicats indépendants.

Les critiques estiment que ces dispositions l'éloignent des normes internationales de l'Organisation Internationale du Travail en matière de liberté syndicale.

La Loi 189 entrera en vigueur 90 jours après sa publication au Journal Officiel, ce qui place son application effective à la mi-décembre prochain.

Les critiques soulignent que la norme ne reconnaît pas le droit de grève, préserve le monopole syndical de la Centrale des Travailleurs de Cuba et n'admet pas de syndicats indépendants, ce qui l'éloigne des normes internationales de l'Organisation Internationale du Travail en matière de liberté syndicale.

Le nouveau Code du Travail entrera en vigueur 90 jours après sa publication au Journal Officiel, ce qui fixe son application effective à mi-décembre 2026.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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