La administration du président Donald Trump vient de révoquer la liberté conditionnelle de 6 300 étrangers qui figuraient sur les listes de surveillance du Centre de Détection des Terroristes du FBI ou qui avaient des antécédents criminels.
Le Département de l'Efficacité Gouvernementale (DOGE) a rendu public l'annonce, informant que ces individus avaient reçu des prestations financées par les contribuables, telles que Medicaid et l'assurance chômage, durant leur période de probation.
Le DOGE a indiqué que ces étrangers, bien qu'ils n'aient pas un autre statut légal aux États-Unis, avaient reçu l'autorisation de travailler et obtenu des numéros de sécurité sociale.
L'entité dirigée par Elon Musk détaille les prestations suivantes reçues par certains d'entre eux :
Quatre-vingt-quinze (dont quatre figurent sur la liste de surveillance des terroristes) ont bénéficié de Medicaid. Un montant de 276 000 dollars a été versé.
Quarante et un bénéficiaient de l'assurance chômage, recevant 42 000 dollars en prestations.
Vingt-deux ont reçu des prêts fédéraux pour étudiants pour un total de 280 000 dollars.
Quatre cent neuf ont reçu des remboursements d'impôts {nets} (uniquement en 2024) pour un montant de 751 000 dollars.
- Plusieurs (le nombre final n'a pas encore été déterminé) ont bénéficié du Programme d'Assistance Nutritionnelle Supplémentaire (SNAP), connu sous le nom de 'Food Stamps'.
Le département a indiqué qu'il pourrait y avoir d'autres personnes qui ont été mises en liberté conditionnelle malgré leur inscription sur la liste de surveillance du Centre de Détection des Terroristes du FBI ou en ayant des antécédents judiciaires.
Selon le DOGE, sous l'administration Biden, il était habituel que la Patrol(la Patrulla Fronteriza) (CBP) admette aux États-Unis des étrangers sans statut légal et avec un minimum de vérification de leurs antécédents, ce qui a permis leur libération conditionnelle.
Jusqu'à ce jour, l'agence a identifié un sous-groupe de 6 300 personnes en liberté conditionnelle dans le pays depuis 2023, qui figurent sur la liste de surveillance du Centre de Détection des Terroristes du FBI ou ayant des antécédents criminels.
"Ces libertés conditionnelles ont été annulées avec effet immédiat", a souligné le message.
Le président Trump maintient son discours sur la garantie de la sécurité aux frontières des États-Unis, et son administration continue de prendre des mesures pour éliminer les politiques qui, selon lui, mettaient en danger la nation.
Questions fréquentes sur la révocation de la liberté conditionnelle des étrangers par l'administration Trump
Pourquoi l'administration Trump a-t-elle révoqué la liberté conditionnelle de milliers d'étrangers ?
L'administration Trump a révoqué la liberté conditionnelle de 6 300 étrangers pour figurer sur des listes de surveillance du FBI ou avoir des antécédents criminels. Cette décision faisait partie d'un effort pour garantir la sécurité aux frontières des États-Unis et éliminer des politiques de l'administration Biden qui, selon Trump, mettaient en danger le pays. La mesure vise également à limiter l'accès de ces individus à des avantages financés par les contribuables, tels que Medicaid et l'assurance chômage.
Quels avantages ont reçus les étrangers concernés pendant leur liberté conditionnelle ?
Pendant leur libération conditionnelle, certains étrangers ont bénéficié de prestations telles que Medicaid, l'assurance chômage, des prêts fédéraux pour étudiants et des remboursements d'impôts. Il a été rapporté que 95 individus, y compris certains sur la liste de surveillance des terroristes, ont été bénéficiaires de Medicaid avec un coût de 276 000 dollars. De plus, 41 personnes ont perçu des allocations chômage s'élevant à 42 000 dollars, et 409 ont reçu des remboursements d'impôts totalisant 751 000 dollars en 2024.
Quelles mesures supplémentaires Trump a-t-il prises pour contrôler l'immigration ?
Trump a accordé plus de pouvoirs à l'ICE pour déporter rapidement les immigrants bénéficiant d'un statut humanitaire et a révoqué l'utilisation d'applications comme CBP One. Ces mesures s'inscrivent dans une politique migratoire plus large de durcissement, qui inclut la révocation des statuts légaux accordés sous l'administration Biden et l'autorisation de déportations accélérées. De plus, des programmes permettant l'entrée légale aux migrants de pays tels que Cuba, Haïti, Nicaragua et Venezuela ont été suspendus.
Quel impact a la révocation de la liberté conditionnelle sur les immigrants concernés ?
Les immigrants concernés perdront leur statut légal, ce qui pourrait les amener à faire face à des procédures d'expulsion. S'ils n'ont pas demandé ou obtenu un autre avantage migratoire, comme l'asile, une carte verte ou un statut de protection temporaire, leur droit de travailler légalement aux États-Unis sera révoqué. Cette situation met beaucoup de gens dans une position d'incertitude et de vulnérabilité, en particulier ceux qui ont compté sur les voies légales proposées par le gouvernement précédent.
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