Malgré le passage des jours, les images des actes commémoratifs du 11 juillet à travers le monde continuent d'émerger. Un vidéo a récemment été diffusée, montrant qu'au cours d'une manifestation pacifique devant le consulat cubain à San José, Costa Rica, un groupe d'exilés a été agressé verbalement par des sympathisants du régime qui, selon des témoignages, auraient été mobilisés par des fonctionnaires diplomatiques.
Au milieu de l'échange tendu, une femme a dénoncé la récente perte de sa fille à Cuba.
“Vous ne savez pas ce que c'est de perdre un enfant ? Ils viennent de tuer ma fille à Cuba !”, cria-t-elle avec rage et douleur, tandis que les partisans du régime tentaient de la faire taire en criant “La révolution, c'est le changement social !”. La scène a été filmée et partagée par des activistes sur les réseaux sociaux.
Les manifestants, membres du groupe Cubanos Libres au Costa Rica, commémoraient les quatre ans de l'explosion sociale du 11J, la plus grande manifestation civique à Cuba au XXIe siècle.
Coreaban des slogans comme “Patrie et Vie !” et exigeaient la libération des prisonniers politiques. La présence d'une foule pro-gouvernementale a créé une ambiance hostile qui a dégénéré en affrontements verbaux, chargés d'accusations et de cris de “Assassins !" et “À bas la dictature !”
Ce n'était pas un fait isolé. Des Cubains exilés à Madrid se sont réunis en centre-ville pour exiger la démocratie et la liberté pour l'île. Ils portaient des drapeaux, des pancartes et une grande toile de plus de 15 mètres où étaient inscrits les noms de certains des plus de mille prisonniers politiques qui restent incarcérés pour avoir exprimé leurs idées ou s'être manifestés pacifiquement.
L'activiste Avana De La Torre a prononcé un discours émouvant dans lequel elle a rappelé que “nous devons persister dans l'idée, car nous allons être libres”, et a dénoncé l'héritage du régime : “Sans hôpitaux, sans routes, sans nourriture, sans médicaments. La direction gaspille tout et dilapide l'argent du peuple.”
En Miami et Washington, des rassemblements similaires ont également eu lieu pour commémorer le 11J et exiger des sanctions contre les responsables de la répression. En effet, le Département d'État des États-Unis a annoncé de nouvelles mesures contre Miguel Díaz-Canel et ses proches, y compris l'interdiction de visa et l'inclusion de 11 propriétés associées au régime sur sa liste de biens interdits.
Le quatrième anniversaire du 11J a de nouveau rassemblé la diaspora cubaine dans un même cri de justice. L'image d'une mère brisée devant le consulat au Costa Rica, ou celle d'activistes brandissant des drapeaux avec les noms des emprisonnés à Madrid, est le reflet d'une lutte qui n'est pas terminée.
« Depuis plus de 66 ans, l'histoire de Cuba a été marquée par la faim et la répression », a résumé Avana. Et cette douleur, loin d'être réduite au silence, se multiplie aujourd'hui dans les rues de l'exil.
Questions fréquentes sur les manifestations et la répression à Cuba
Que s'est-il passé lors de la manifestation devant le consulat cubain au Costa Rica ?
Lors d'une manifestation pacifique devant le consulat cubain à San José, au Costa Rica, un groupe d'exilés cubains a été agressé verbalement par des sympathisants du régime cubain. Les manifestants commémoraient le quatrième anniversaire du 11 juillet (11J) et exigeaient la libération des prisonniers politiques, tandis que les partisans du régime tentaient de les faire taire.
Quelle est l'importance du 11 juillet pour le peuple cubain ?
Le 11 juillet 2021 marque un jour historique pour Cuba, car des milliers de citoyens sont descendus dans les rues pour exiger la liberté et la fin de la dictature. Cet événement, connu sous le nom de 11J, est rappelé comme la plus grande protestation civile sur l'île au XXIe siècle et a inspiré la diaspora cubaine à poursuivre la lutte pour la démocratie.
Comment la communauté internationale a-t-elle réagi aux manifestations à Cuba ?
Le Département d'État des États-Unis a imposé des sanctions contre le président cubain Miguel Díaz-Canel et sa famille. Ces sanctions comprennent l'interdiction de visa et l'ajout de biens associés au régime sur leur liste de biens interdits. De plus, la communauté internationale a exprimé sa solidarité avec le peuple cubain et a dénoncé les violations des droits de l'homme.
Quelles actions les exilés cubains ont-ils prises en réponse à la répression sur l'île ?
Les exilés cubains dans diverses villes du monde, comme Madrid, Miami et Washington, ont organisé des manifestations pour exiger la démocratie et la liberté pour l'île. Ils ont brandi des drapeaux et des pancartes en mémoire des prisonniers politiques et ont appelé à la fin de la dictature à Cuba. Ils ont également profité d'événements internationaux pour mettre en lumière la situation sur l'île.
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