MINED parle d'une alimentation adéquate pendant que des enfants cubains vont à l'école sans prendre de petit-déjeuner

Le Ministère de l'Éducation de Cuba a évoqué le droit des enfants à une alimentation saine, au milieu d'une crise alimentaire qui laisse de nombreux enfants sans petit-déjeuner ni nourriture suffisante.

Enfant cubain (Image associée)Photo © CiberCuba

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Le Ministère de l'Éducation de la République de Cuba (MINED) a publié ce dimanche sur ses réseaux sociaux un message marqué par l'hypocrisie, en parlant du droit des enfants à une alimentation adéquate et en affirmant que “l'accès à des aliments appropriés à chaque étape de la croissance est un droit fondamental”.

Selon la publication officielle faite sur , accompagnée d'une illustration d'une petite fille mangeant un melon et de la phrase « Manger sain, notre droit », une alimentation équilibrée assure un développement complet.

Captura Facebook / Ministère de l'Éducation de la République de Cuba

Cependant, le message contraste – et peut même être offensant – avec la réalité que vivent des milliers de familles cubaines, au milieu de l'une des pires crises économiques, inflationnistes et alimentaires des dernières décennies.

Dans de nombreux foyers, les parents peinent à préparer un petit-déjeuner pour leurs enfants, qui se rendent à l'école sans avoir mangé.

À cela s'ajoutent les constantes dénonciations de familles qui critiquent la mauvaise qualité de la nourriture dans les cantines scolaires et les centres d'internat, où les aliments sont souvent rares et mal préparés.

Le message du régime est une nouvelle manifestation de son hypocrisie et de son cynisme en parlant de « droits » qu'il n'est pas capable de garantir, tandis que la faim frappe durement les secteurs les plus vulnérables, en particulier les enfants.

Dans les derniers mois, la crise alimentaire infantile à Cuba a atteint des niveaux alarmants. Dans des localités comme Santiago de Cuba, il est devenu courant de voir des enfants vendre des aliments dans la rue pour soutenir leurs familles.

Cette réalité, qui aurait autrefois provoqué un scandale, devient aujourd'hui une norme dans la vie quotidienne en plein effondrement économique. Des militants et des citoyens ont dénoncé comment l'enfance est sacrifiée contre quelques pièces nécessaires à la survie.

Des rapports indépendants indiquent que des enfants et des adolescents assument des responsabilités économiques dans des contextes dangereux, souvent sans supervision ni protection. Pendant ce temps, le discours officiel continue de minimiser le problème.

Récemment, il a été révélé que des adolescents tentent de trouver un emploi pour aider leurs mères, tandis que la plupart des familles n'arrivent même pas à garantir un petit-déjeuner.

Selon un rapport de l'UNICEF, un enfant cubain sur dix souffre de pauvreté alimentaire sévère, ne consommant que deux des huit aliments essentiels à son développement physique et mental.

Parallèlement, la faim a entraîné une augmentation des décès, particulièrement dans les communautés rurales, et des organisations internationales ont averti que la situation alimentaire actuelle doit déjà être considérée comme une urgence.

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