Les États-Unis pourraient interdire l'entrée de citoyens de 36 pays supplémentaires : La liste noire de Trump s'allonge

Trump envisage de prohiber l’entrée aux citoyens de 36 pays pour des raisons de sécurité. Cuba ne figure pas sur la nouvelle liste, mais elle fait déjà face à des restrictions partielles depuis le 5 juin.

Aéroport de Miami (Image de référence)Photo © Facebook/Aéroport International de Miami - MIA

La présidence de Donald Trump envisage d'élargir de manière significative ses restrictions migratoires avec la possible inclusion de citoyens de 36 nouveaux pays sur sa liste noire, ce qui impliquerait un veto total ou partiel à l'entrée aux États-Unis s'ils ne respectent pas les normes de sécurité exigées par le Département d'État.

L'information a été révélée ce samedi par l'agence Reuters, à partir d'un câble interne signé par le secrétaire d'État Marco Rubio, dans lequel il est indiqué que les autorités américaines ont identifié 36 pays comme potentiellement problématiques en termes de coopération migratoire, de sécurité documentaire ou d'antécédents de terrorisme et d'activités anti-américaines.

«Le Département a identifié 36 pays préoccupants qui pourraient être recommandés pour une suspension totale ou partielle d'entrée s'ils ne remplissent pas les conditions établies dans les 60 jours», cite Reuters.

Le câble indique que tous les critères ne s'appliquent pas de la même manière à chaque pays, mais que les défaillances communes comprennent l'émission de passeports peu fiables, le manque de coopération pour rapatrier des ressortissants sous ordre de déportation, et des cas documentés de terrorisme, d'antisémitisme ou d'activités anti-américaines commises par des citoyens de ces pays sur le sol américain.

Les pays qui pourraient être exclus s'ils ne corrigent pas leur situation dans les deux prochains mois sont : Angola, Antigua-et-Barbuda, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Cap-Vert, Cambodge, Cameroun, Côte d'Ivoire, République Démocratique du Congo, Djibouti, Dominique, Éthiopie, Égypte, Gabon, Gambie, Ghana, Kirghizistan, Libéria, Malawi, Mauritanie, Niger, Nigéria, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Soudan du Sud, Syrie, Tanzanie, Tonga, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Zambie et Zimbabwe.

L'initiative s'inscrit dans une nouvelle offensive migratoire initiée par Trump depuis qu'il a pris son second mandat en janvier dernier.

Depuis le début de l'année, il a déjà interdit l'entrée aux citoyens de 12 pays, dont l'Iran, le Soudan, la Somalie et le Yémen, et a exécuté des déportations massives de Vénézuéliens accusés d'avoir des liens avec des gangs.

Elle a également pris des mesures contre les étudiants étrangers et a durci les conditions d'obtention des visas.

Bien que Cuba n'apparaisse pas dans cette nouvelle liste de 36 pays, elle est déjà sous des restrictions partielles depuis le 4 juin dernier, lorsque Trump a signé un décret qui limite l'entrée des citoyens cubains aux États-Unis en invoquant un “manque de coopération” de la part du gouvernement de La Havane en matière de rapatriements.

"J'ai décidé de restreindre et de limiter partiellement l'entrée des ressortissants des sept pays suivants : Burundi, Cuba, Laos, Sierra Leone, Togo, Turkménistan et Venezuela. Ces restrictions distinguent entre l'entrée des immigrants et des non-immigrants, mais s'appliquent tant à cette dernière qu'à celle des non-immigrants", indique le texte officiel.

En mars dernier, l'administration du président Donald Trump avait annoncé qu'elle envisageait d'imposer des restrictions d'entrée aux citoyens de 43 pays, y compris Cuba, classés en trois catégories : "rouge", "orange" et "jaune".

Selon un rapport publié par The New York Times ce vendredi, la liste n'est pas encore définitive et pourrait subir des modifications avant d'être approuvée par la Maison Blanche.

La prohibition serait incluse dans un décret exécutif, signé par Trump le 20 janvier, intitulé "Protéger les États-Unis des terroristes étrangers et autres", destiné à éviter "menaces à la sécurité nationale et à la sécurité publique".

Questions fréquentes sur les nouvelles restrictions migratoires des États-Unis.

Quels pays figurent sur la nouvelle liste noire des États-Unis pour les restrictions d'entrée ?

L'administration de Donald Trump envisage d'inclure des citoyens de 36 nouveaux pays dans sa liste noire de restrictions d'entrée aux États-Unis. Ces pays sont Angola, Antigua-et-Barbuda, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Cap-Vert, Cambodge, Cameroun, Côte d'Ivoire, République Démocratique du Congo, Djibouti, Dominique, Éthiopie, Égypte, Gabon, Gambie, Ghana, Kirghizistan, Libéria, Malawi, Mauritanie, Niger, Nigeria, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Soudan du Sud, Syrie, Tanzanie, Tonga, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Zambie et Zimbabwe.

Pourquoi ces restrictions migratoires sont-elles imposées ?

Les restrictions sont basées sur des préoccupations de sécurité nationale et un manque de coopération en matière migratoire. Les pays figurant sur la liste sont considérés comme problématiques en raison de l'émission de passeports peu fiables, du manque de coopération pour rapatrier des ressortissants avec des ordres de déportation, et des antécédents de terrorisme ou d'activités anti-américaines.

Cuba est-elle affectée par ces nouvelles restrictions migratoires ?

Cuba est déjà sous des restrictions partielles depuis le 5 juin 2025. L'ordre exécutif signé par Trump limite l'entrée des citoyens cubains aux États-Unis en raison du manque de coopération du gouvernement cubain en matière de rapatriements et en raison de sa désignation en tant que "État soutenant le terrorisme".

Quel impact ces restrictions peuvent-elles avoir sur la communauté cubaine et vénézuélienne aux États-Unis ?

Les restrictions pourraient gravement affecter la communauté cubaine et vénézuélienne aux États-Unis. Les mesures génèrent une incertitude concernant le rétablissement des résidents permanents et pourraient influencer les élections de mi-mandat en Floride, où la diaspora des deux pays est significative. De plus, le manque d'exemptions dans ces politiques pourrait entraîner des contestations judiciaires.

Quelles mesures sont prises contre les étudiants étrangers et les visas aux États-Unis ?

L'administration Trump a durci les conditions des visas et a pris des mesures contre les étudiants étrangers. Cela fait partie d'une offensive migratoire plus large qui vise à renforcer les contrôles aux frontières et à garantir la sécurité nationale.

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