Des affiches contre le gouvernement apparaissent dans la municipalité havanaise de Regla

Le mécontentement populaire à Cuba se manifeste par des affiches antigouvernementales dans diverses régions, critiquant la crise et les restrictions. Les autorités répondent par la répression pour éviter sa propagation.

Cartels en règlePhoto © Facebook / La Tijera

Varios affiches avec des messages contestataires sont apparus ce vendredi dans la municipalité habanaise de Regla, comme l'a montré sur les réseaux sociaux le profil de La Tijera.

Les phrases “Jusqu'à quand” et “Ils nous tuent” ont été écrites sur des murs près du siège du Pouvoir Populaire de Regla et expriment le ras-le-bol de la population face à la crise structurelle que connaît Cuba.

Le régime, qui s'emploie à poursuivre toute expression de dissidence, a arrêté l'auteur des affiches, comme l'a confirmé un internaute dans la section des commentaires.

Captura de Facebook

“Et immédiatement, ils ont arrêté celui qui l'a mis là parce qu'il était à un pâté de maisons de chez moi. Même la criminalistique était là, si c'est quelqu'un qui vole chez toi, ils arrivent le lendemain. Ce pueblo est à l'envers, de toute façon, il n'a rien dit qui ne soit pas vrai”, a écrit un résident à Regla.

Des dizaines de Cubains ont applaudi le courage de celui qui a peint les phrases et ont convenu que tous étaient en train d'être tués de faim et qu'ils subissaient d'innombrables coupures de courant qui ne cessent pas.

“C'est ma municipalité, elle n'a pas peur, elle ne l'a jamais eu, on peut faire plus, sans peur et avec intelligence”, a affirmé une femme.

Captura de Facebook

Une autre a déclaré que cela ne nuisait à personne en demandant : “¿jusqu'à quand ?”. “Jusqu'à quand devons-nous supporter le manque d'électricité ; jusqu'à quand dois-je continuer à porter de l'eau ; jusqu'à quand mon salaire ne suffira-t-il pas à entretenir ma fille ? Et ainsi de suite. ¿Jusqu'à quand ?”

L'apparition de ces expressions antigouvernementales, de plus en plus fréquentes dans différentes régions de Cuba : récemment, des affiches sont apparues à Santiago de Cuba demandant la libération du prisonnier politique José Daniel Ferrer.

Un graffiti avec la phrase “À bas la dictature. Díaz-Canel singao” est apparu cette semaine sur le mur extérieur d'un cabinet médical dans le quartier de La Hata, dans la municipalité habanaise de Guanabacoa, comme nouvelle expression de mécontentement populaire contre le dirigeant cubain et le système politique en vigueur sur l'île.

Un autre avec la phrase “Abajo la dictadura” est apparu dans l'une des zones les plus fréquentées de Sancti Spíritus, ce qui a provoqué un grand émoi sur les réseaux sociaux et parmi les passants qui ont été témoins de la scène avant qu'elle ne soit effacée par des agents du ministère de l'Intérieur (MININT).

La rapidité avec laquelle les autorités cubaines sont intervenues pour effacer le panneau reflète la sensibilité du régime face à toute manifestation publique de dissidence. Ces actes de protestation sont considérés comme une menace par le gouvernement, qui réagit par la surveillance et la répression pour empêcher que le mécontentement se propage.

Le mécontentement populaire à Cuba s'est manifesté à travers des affiches antigouvernementales et des manifestations dans plusieurs régions du pays. Des exemples récents incluent des affiches à Santiago de Cuba demandant la libération des prisonniers politiques et des manifestations à Granma contre les coupures de courant et la pénurie de ressources de base. Ces actions reflètent la frustration croissante de la population envers le régime.

Questions fréquentes sur les affiches antigouvernementales à Cuba

Quels messages sont apparus sur les affiches à Regla, La Havane ?

Les affiches à Regla, La Havane, arboraient des phrases telles que « Jusqu'à quand » et « On nous tue », exprimant le mécontentement populaire face à la situation actuelle à Cuba. Ces messages reflètent le ras-le-bol de la population face à la crise structurelle dans le pays.

Comment le gouvernement cubain réagit-il à ces manifestations de mécontentement ?

Le gouvernement cubain réagit rapidement à ces manifestations publiques de mécontentement par l'arrestation des auteurs, le retrait des affiches et un renforcement de la surveillance. Cette réponse reflète la sensibilité du régime face à toute manifestation de dissidence.

Quel est le contexte des manifestations avec des pancartes à Cuba ?

Les manifestations avec des pancartes antigouvernementales sont devenues plus courantes à Cuba en raison de la crise économique, des coupures de courant, de la répression et des mesures impopulaires telles que l'augmentation des tarifs d'ETECSA. Ces manifestations reflètent un mécontentement populaire croissant envers le régime cubain.

Pourquoi les graffitis sont-ils considérés comme un acte de résistance symbolique ?

Les graffitis antigouvernementaux à Cuba sont perçus comme des actes de résistance symbolique car ils défient le contrôle de l'État sur l'expression publique et reflètent le désir de liberté et de changement de la population, malgré le climat de répression et de censure.

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