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Loin d'être un phénomène isolé ou limité à la population, les occupations illégales de terrains et de locaux à Cuba impliquent directement des organismes d'État de haut niveau, selon ce qu'a révélé l'Institut National de l'Aménagement Territorial et de l'Urbanisme (INOTU).
Parmi les entités mentionnées se trouvent les Forces Armées Révolutionnaires (FAR), les ministères de l'Éducation, des Transports, de l'Agriculture, de la Construction, du Tourisme et de l'Industrie Alimentaire, ainsi que des entreprises du Groupe Sucrier et du Groupe d'Administration Entrepreneuriale.
La vice-présidente de l'INOTU, Yordanka Vázquez Cuñat, a présenté un rapport officiel ce mardi, lors de la Commission de l'Industrie, des Constructions et de l'Énergie, avant le cinquième período de sessions de la X Législature de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire (ANPP).
Les statistiques indiquent que 93 % des illégalités détectées par l'Institut jusqu'en mai 2025 concernent l'occupation illégale de terrains, dont beaucoup sont sous le contrôle des institutions mentionnées.
En tout, plus de 11 000 amendes ont été appliquées, y compris 105 à des personnes morales, ce qui montre que le problème ne se limite pas au citoyen ordinaire, mais qu'il a des ramifications dans les structures de l'État.
Cette situation soulève de sérieuses questions sur le contrôle interne, la transparence et le respect des normes urbanistiques au sein du système institutionnel du régime.
L'inaction ou la permissivité avec laquelle ces irrégularités ont été traitées pendant des années aggravent encore la perte de légitimité de nombreuses institutions aux yeux de la population.
Uno des exemples les plus clairs se trouve au Ministère de la Construction, qui depuis de nombreuses années n'a pas respecté les plans de construction de logements sans que des mesures ne soient prises à ce sujet, ce qui a contribué à aggraver la crise du logement dans le pays et à faire proliférer les violations des réglementations urbanistiques pour obtenir un endroit où vivre.
L'État préfère fermer les yeux sur les institutions et se concentrer sur le comportement des citoyens qui ne respectent pas les réglementations urbanistiques. Le rapport lui-même détaille qu'il y a 961 quartiers informels, dont 513 n'ont pas de reconnaissance officielle et 379 sont considérés comme précaires.
En 2021, CiberCuba a rapporté l'un des cas les plus scandaleux d'occupation de terrains à Cuba. Des familles du village de Ramón de Antilla, à Holguín, ont été expulsées de force dans le cadre d'un plan touristique dirigé par GAESA. L'initiative, approuvée en 2017, visait à construire des milliers de chambres d'hôtel sans bénéfice pour les résidents.
En dépit du rapport d'INOTU et de ses actions de contrôle, sans mesures exemplaires contre les institutions qui ne respectent pas les normes établies, ni mécanismes efficaces de surveillance, les violations des réglementations urbanistiques continueront de se multiplier, même de l'intérieur de l'appareil d'État.
Questions fréquentes sur l'occupation illégale de terrains à Cuba
Quels organismes étatiques sont impliqués dans l'occupation illégale de terrains à Cuba ?
Parmi les organismes d'État impliqués dans l'occupation illégale de terrains à Cuba, on trouve les Forces Armées Révolutionnaires (FAR), les ministères de l'Éducation, des Transports, de l'Agriculture, de la Construction, du Tourisme et de l'Industrie Alimentaire, ainsi que des entreprises du Groupe Sucrier et du Groupe de Gestion Entrepreneuriale. Ces institutions ont été signalées par l'Institut National d'Aménagement Territorial et d'Urbanisme (INOTU) pour leur participation à ces illégalités.
Quelle est l'ampleur du problème de l'occupation illégale des terrains à Cuba ?
Le problème est assez significatif, car le 93 % des illégalités détectées par l'INOTU jusqu'en mai 2025 concernent l'occupation illégale de terrains. Cela démontre que la situation ne touche pas seulement les citoyens ordinaires, mais implique également des institutions étatiques de haut niveau, ce qui aggrave le problème de contrôle et de transparence dans le pays.
Quelles conséquences a eu l'inaction de l'État face à l'occupation illégale de terrains ?
La inaction ou permissivité de l'État face à ces irrégularités a entraîné une perte de légitimité des institutions auprès de la population, en plus d'une prolifération de quartiers informels et d'une crise du logement aggravée. Sans des mesures exemplaires contre les institutions défaillantes, les violations continuent de se multiplier au sein de l'appareil d'État.
Comment la non-conformité aux plans de construction de logements à Cuba a-t-elle eu un impact ?
La non-conformité dans les plans de construction de logements a approfondi la crise du logement à Cuba. Le ministère de la Construction n'a pas respecté ses objectifs de construction de logements depuis des années, ce qui a entraîné une augmentation des violations des réglementations urbaines et la prolifération de quartiers informels, laissant de nombreuses familles sans un lieu adéquat où vivre.
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