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Le président Donald Trump s'apprête à signer ce lundi un ordre exécutif visant à renforcer les sanctions contre ceux qui brûlent ou profanent le drapeau des États-Unis, un geste qui a été répété ces derniers mois lors de diverses manifestations dans le pays.
L'initiative, révélée en exclusivité par Fox News Digital, vise à apporter une réponse ferme à ce que Trump qualifie d'attaque directe au patriotisme et aux valeurs nationales.
La mesure survient après plusieurs épisodes récents où des manifestants ont incendié des drapeaux américains lors de manifestations contre Israël et contre les opérations d'ICE.
Selon les informations transmises aux médias, l'ordre souligne que le drapeau est "le symbole le plus sacré et le plus précieux des États-Unis" et que sa profanation constitue "une déclaration de mépris et d'hostilité à l'égard de notre nation, utilisée par des groupes d'étrangers pour intimider et menacer les Américains avec violence".
Parmi les dispositions les plus importantes, l'ordre instruira la procureure générale Pam Bondi à poursuivre judiciairement ceux qui commettent des actes de profanation en violation des lois nationales ou fédérales, en plus de lancer des litiges visant à préciser les limites du Premier Amendement en relation avec ce type d'actes.
En même temps, Bondi devra transmettre les affaires relevant de la juridiction locale aux autorités compétentes pour s'assurer que les responsables fassent face à des conséquences légales.
Le texte inclut également un volet migratoire : il demande au procureur général et au secrétaire à la Sécurité nationale de revoir et, le cas échéant, de révoquer les visas, permis et avantages d'immigration accordés aux étrangers reconnus coupables d'avoir brûlé ou endommagé le drapeau américain.
Selon l'administration Trump, cette mesure vise à empêcher que des individus hostiles envers le pays maintiennent des avantages juridiques sur son territoire.
Les exemples qui ont motivé cette action exécutive sont nombreux.
À Chicago, lors de la Convention nationale démocrate d'août 2024, des groupes de manifestants anti-israéliens ont incendié plusieurs bannières devant les caméras de télévision.
Des faits similaires ont eu lieu à Washington D.C. en juillet, alors que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'adressait au Congrès en pleine guerre au Moyen-Orient, et au Washington Square Park de New York pendant les célébrations du 4 juillet.
En juin, à Los Angeles, des manifestants anti-ICE ont non seulement brandi des drapeaux mexicains en signe de protestation contre les descentes migratoires, mais ils ont également brûlé plusieurs "Old Glory" pendant qu'un d'eux, à travers un mégaphone, appelait à "renverser l'empire une bonne fois pour toutes".
Le symbolisme du drapeau a été un thème récurrent dans la politique américaine ces dernières années.
Depuis 2016, avec le geste de l'ancien quart-arrière de la NFL Colin Kaepernick de s'agenouiller pendant l'hymne national en signe de protestation contre la brutalité policière, le débat sur le drapeau et sa relation avec la liberté d'expression s'est intensifié.
La tension a atteint son paroxysme en 2020, lorsque des dizaines d’athlètes professionnels ont adopté la même posture en soutien au mouvement Black Lives Matter après la mort de George Floyd.
Trump, qui a fait du patriotisme l'une des pierres angulaires de son discours, avait déjà promu des mesures symboliques dans ce sens.
En juin dernier, il a ordonné de hisser deux drapeaux américains de 88 pieds de haut de chaque côté de la Maison Blanche, un projet qu'il a financé personnellement et qui, selon son porte-parole Davis Ingle, représente "l'un des nombreux gestes désintéressés du président pour faire de la Maison Blanche un endroit plus patriote et plus beau".
De plus, il avait préalablement décrété qu'aucune ambassade américaine dans le monde ne pouvait arborer des drapeaux autres que le drapeau national.
Avec le nouveau décret exécutif, Trump cherche à renforcer ce message et à projeter une image de fermeté face à ce qu'il décrit comme des attaques symboliques contre la nation.
Pour ses critiques, l'initiative ravivera le débat sur les limites de la liberté d'expression aux États-Unis, tandis que pour ses partisans, il s'agit d'une action nécessaire pour "protéger ce que signifie être américain".
Questions fréquentes sur les mesures de Trump contre la brûlure des drapeaux
Quelles mesures Trump a-t-il annoncées contre la brûlure des drapeaux ?
Donald Trump a signé un décret exécutif pour renforcer les sanctions contre ceux qui brûlent ou profanent le drapeau des États-Unis. Cette mesure découle de récents incidents lors de manifestations où des drapeaux américains ont été brûlés. L'ordre vise à poursuivre en justice les coupables et à revoir les avantages d'immigration pour les étrangers impliqués dans ces actes.
Comment cette ordonnance exécutive affecte-t-elle les immigrés ?
L'ordre pourrait entraîner la révocation de visas, de permis et d'autres avantages d'immigration pour les étrangers qui portent atteinte au drapeau américain. L'objectif est d'empêcher des individus hostiles envers la nation de conserver des avantages légaux dans le pays. Cela s'inscrit dans une série de mesures plus larges de l'administration Trump visant à renforcer les politiques migratoires.
Quelle est la relation entre cette mesure et la liberté d'expression aux États-Unis ?
Le décret exécutif pourrait raviver le débat sur les limites du Premier Amendement, qui protège la liberté d'expression aux États-Unis. Certains critiques soutiennent que ces mesures pourraient être perçues comme une restriction de la liberté d'expression, en pénalisant des actes qui pourraient être considérés comme tels. Cependant, l'administration défend cette mesure comme une protection du patriotisme et des valeurs nationales.
Quelles autres mesures Trump a-t-il prises dans sa politique migratoire ?
Trump a mis en œuvre plusieurs mesures restrictives en matière migratoire, telles que des rafles massives et le contrôle des juridictions sanctuaires. Ces politiques incluent la confiscation des biens des immigrants illégaux qui ne s’auto-déportent pas et des restrictions à la citoyenneté par naissance. Toutes ces actions font partie d'une approche plus stricte de l'administration envers l'immigration.
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