EE.UU. : « Nous sommes déterminés à mettre fin à l'oppression du régime tyrannique de Cuba »

Le Bureau des Affaires de l'Hémisphère Occidental des États-Unis condamne le régime cubain pour la répression des opposants comme Luis Manuel Otero. Ils exigent de mettre fin à l'oppression et de libérer les prisonniers politiques.

Marco Rubio et Miguel Díaz-Canel aux côtés de Raúl CastroPhoto © @StateDept et Granma

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La Bureau des Affaires de l'Hémisphère Occidental du Département d'État des États-Unis a réitéré ce mercredi sa condamnation du gouvernement cubain, qualifié de “tyrannique”, et a déclaré être déterminé à mettre fin à l'oppression contre le peuple de l'île et les prisonniers politiques.

La déclaration a été faite à la suite de la situation de l'artiste dissident Luis Manuel Otero Alcántara, condamné lors d'un procès jugé frauduleux.

Washington a également dénoncé que l'opposant se voit refuser des soins médicaux alors que son état de santé continue de se détériorer en prison.

Dans sa déclaration, le gouvernement des États-Unis a insisté sur le fait que la répression systématique de La Havane contre les voix critiques reflète le caractère autoritaire du régime et a réitéré son soutien aux activistes qui défendent les droits humains sur l’île.

L'administration américaine a adopté une position ferme envers le gouvernement cubain en matière de droits de l'homme, tandis que certains secteurs de la communauté internationale appellent à une pression accrue sur l'île pour garantir la libération des prisonniers politiques et le respect des libertés fondamentales.

Cuba a fermé le mois d'août 2025 avec 1 185 prisonniers politiques et de conscience, le chiffre le plus élevé jamais enregistré à ce jour, selon les dénonciations de l'organisation Prisoners Defenders, qui a qualifié ce nombre de nouveau record mensuel sur l'île.

Dans son dernier rapport, l'entité basée à Madrid a documenté l'entrée de 13 nouveaux prisonniers politiques rien qu'en août, tandis que quatre sorties ont été enregistrées, trois par l'exécution complète de la peine et une par exil forcé, celle de l'activiste Aymara Nieto Muñoz, qui a été libérée sous la condition de quitter le pays.

Nieto a été transférée directement de prison à l'aéroport, sans avoir pu dire au revoir à sa fille aînée, et a été expulsée vers la République dominicaine avec son mari et ses filles cadettes.

Depuis le 1er juillet 2021 jusqu'à fin août 2025, un total de 1 882 personnes classées comme prisonniers politiques à Cuba ont été enregistrées, presque tous des citoyens sans affiliation politique qui ont été emprisonnés après avoir protesté pacifiquement contre le régime.

Parmi eux se trouve Luis Manuel Otero, arrêté le 11 juillet 2021, lorsqu'il tentait de rejoindre les manifestations qui ont secoué l'île.

À quatre ans de son incarcération, l'artiste et prisonnier politique traverse un état de santé délicat. Il souffre d'herpès cutané, de parasites intestinaux et de chikungunya, ce qui a causé un déclin physique marqué et une fatigue constante.

Malgré les douleurs, les proches assurent qu'il garde un esprit positif et une mentalité forte, bien qu'ils reconnaissent que la situation est préoccupante et nécessite une attention.

Questions fréquentes sur la situation politique et les droits humains à Cuba

Pourquoi les États-Unis qualifient-ils le régime cubain de "tyrannique" ?

Les États-Unis qualifient le régime cubain de "tyrannique" en raison de la répression systématique des voix critiques et de la violation des droits humains sur l'île. L'administration américaine a dénoncé des cas spécifiques, comme celui de l'artiste dissident Luis Manuel Otero Alcántara, qui a été arrêté et condamné lors d'un procès considéré comme frauduleux, en plus de la négation de soins médicaux alors que sa santé se détériore en prison. Washington a également souligné le nombre record de prisonniers politiques à Cuba, atteignant 1 185 à la fin d'août 2025, ce qui reflète la nature autoritaire du gouvernement cubain.

Quelle est la situation actuelle des prisonniers politiques à Cuba ?

La situation des prisonniers politiques à Cuba est alarmante, avec un record de 1 185 prisonniers politiques et de conscience enregistrés jusqu'en août 2025. Selon l'organisation Prisoners Defenders, de nombreuses violations des droits de l'homme ont été documentées, y compris la négation de soins médicaux, des conditions de détention inhumaines et des procès irréguliers. De plus, il y a 472 prisonniers souffrant de pathologies médicales graves et 41 avec des troubles mentaux sévères sans traitement adéquat. Ces données reflètent une augmentation préoccupante de la répression étatique contre la dissidence à Cuba.

Qui est Luis Manuel Otero Alcántara et pourquoi est-il en prison ?

Luis Manuel Otero Alcántara est un artiste et dissident cubain, fondateur du Mouvement San Isidro, emprisonné pour son activisme en faveur de la liberté d’expression à Cuba. Il a été arrêté le 11 juillet 2021 lors des manifestations antigouvernementales et condamné à cinq ans de prison en 2022 pour outrage aux symboles patriotiques, désobéissance et troubles à l’ordre public. Sa détention a été qualifiée d’arbitraire par l’ONU, et diverses organisations de défense des droits de l’homme ont exigé sa libération immédiate en raison de son état de santé dégradé et des conditions précaires de son emprisonnement.

Quelles mesures les États-Unis ont-ils prises concernant les violations des droits de l'homme à Cuba ?

Les États-Unis ont maintenu une position critique et ont imposé des sanctions contre le régime cubain pour ses violations des droits humains. L'administration américaine a bloqué les visas et les biens des fonctionnaires cubains, y compris du président Miguel Díaz-Canel et de ses proches. De plus, elle a dénoncé publiquement les détentions arbitraries et les mauvais traitements envers les opposants tels que José Daniel Ferrer et Félix Navarro, réaffirmant son engagement envers la cause de la liberté à Cuba. Washington a également appelé la communauté internationale à faire pression sur le régime cubain pour garantir le respect des droits humains.

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