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Le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro a affirmé ce lundi qu'il continuera d'envoyer des lettres au président des États-Unis, Donald Trump, malgré le fait qu'il n'ait pas reçu de réponse formelle de la Maison Blanche.
«Si on te ferme une porte, tu passes par la fenêtre, et si on ferme la fenêtre, tu passes par la porte», a-t-il dit, en référence à son insistance à maintenir une communication avec Washington.
Maduro a reconnu que la première lettre qu'il a envoyée à Trump n'a pas eu la réaction qu'il espérait, mais il a annoncé qu'il prévoit d'envoyer de nouvelles communications.
« L'important est de défendre la vérité de votre pays par tous les moyens », a souligné lors d'une allocution diffusée par la télévision d'État vénézuélienne.
Lors de son intervention, le président vénézuélien a insisté sur le fait qu'il cherche à “illuminer la Maison Blanche avec la vérité du Venezuela” et a affirmé que ses lettres sont un effort pour contrer ce qu'il décrit comme une “narrative de faussehood” promue par les adversaires de son gouvernement.
Maduro a mêlé dans son discours des accusations contre des dirigeants équatoriens, affirmant que le pays voisin serait lié au narcotrafic à travers des entreprises bananières privées.
"Dans cette lettre, je n'ai pas voulu ajouter que 70 % de toute la cocaïne sud-américaine sort sur les bateaux, dans les conteneurs et par les compagnies maritimes des entreprises bananières de Daniel Noboa, président de l'Équateur. Si Trump demandait à ses agences de renseignement avec honnêteté, aux professionnels du renseignement américain, un rapport sur l'Équateur et sur la manière dont Guillermo Lasso a imposé un modèle de narco-État et comment Daniel Noboa gère les entreprises de trafic de drogue, il saurait comment et d'où cela sort", a souligné.
Cependant, il n'a pas présenté de preuves et ses commentaires ont été interprétés par les analystes comme une tentative de détourner l'attention de la crise interne vénézuélienne.
Depuis le retour de Trump à la présidence en janvier 2025, Maduro a exprimé son intérêt à ouvrir des canaux de dialogue avec Washington, bien que les relations bilatérales restent marquées par la méfiance et les sanctions économiques imposées à des hauts responsables de son régime.
Le geste du dirigeant vénézuélien intervient dans un contexte de plus en plus d'isolement international et de pressions internes dues à la grave crise économique, à l'inflation incontrôlée et aux dénonciations de violations des droits humains dans le pays.
Questions fréquentes sur la correspondance entre Maduro et Trump
Pourquoi Nicolás Maduro continue-t-il d'envoyer des lettres à Donald Trump ?
Nicolás Maduro insiste sur l'envoi de lettres à Donald Trump pour "éclairer la Maison Blanche avec la vérité sur le Venezuela". Selon ses déclarations, il cherche à contrecarrer ce qu'il appelle une "narrative de mensonge" promue par ses adversaires, bien qu'il n'ait pas reçu de réponse formelle de la Maison Blanche.
Quelle a été la réponse de la Maison-Blanche aux lettres de Maduro ?
La Maison Blanche a confirmé avoir reçu une lettre de Maduro, mais l'a qualifiée de remplie de "beaucoup de mensonges". L'administration Trump continue de considérer le régime de Maduro comme illégitime et a réitéré sa disposition à utiliser tous les moyens nécessaires pour freiner le trafic de drogues mortelles en provenance du Venezuela vers les États-Unis.
Que reproche Maduro à la Colombie dans ses lettres à Trump ?
Maduro accuse la Colombie d'être "le véritable épicentre du narcotrafic dans la région". Dans ses lettres, il affirme que la majorité de la cocaïne sort par le Pacifique colombien, et à peine 5 % passe par le Venezuela, cherchant ainsi à détourner les accusations de narcotrafic dirigées contre son régime.
Quelle a été la relation entre Maduro et Trump depuis le retour de ce dernier à la présidence ?
Les relations entre Maduro et Trump ont été marquées par la méfiance et les sanctions économiques. Malgré les tentatives de Maduro d’ouvrir des canaux de dialogue, l'administration Trump a maintenu une position ferme contre le régime vénézuélien, intensifiant la pression économique et militaire.
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