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Le Conseil des Ministres a approuvé un nouveau paquet de normes qui autorise, ordonne et étend la vente en gros par les Mipymes et les coopératives non agricoles, dans le cadre des efforts pour “relancer l'économie” et réorganiser les relations entre les acteurs étatiques et privés.
Lors de la réunion mensuelle de l'organe de gouvernement, la ministre du Commerce intérieur, Betsy Díaz Velázquez, a présenté un rapport sur l'organisation de la commercialisation dans le secteur non étatique, qui a reçu le feu vert et implique des changements significatifs dans le fonctionnement des entreprises privées.
Relations de gros plus étendues
Les Mipymes et le CNA qui opèrent en tant que grossistes pourront, à partir de maintenant, établir des contrats avec :
- entreprises d'État,
- unités budgétées,
- institutions religieuses,
- organisations internationales et diplomatiques,
- entreprises étrangères,
- acteurs économiques privés,
- et les utilisateurs de la Zone Spéciale de Développement de Mariel.
- Les producteurs privés pourront vendre en gros et au détail
Le gouvernement a confirmé que les Mipymes, les coopératives et les travailleurs indépendants ayant une production dans leur objet social peuvent vendre leurs produits en gros et au détail, ainsi que des matières premières et des produits liés à leur activité principale.
Approbation centralisée pour de nouveaux grossistes
La création de nouvelles entreprises dédiées au commerce de gros devra être gérée via la plateforme des acteurs économiques et sera conditionnée par leur relation avec la stratégie de développement territorial, ainsi que par le fait que le commerce de gros soit leur activité principale.
Objectif officiel : plus de production et des prix plus bas
La ministre a assuré que les nouvelles règles flexibilisent et organisent le commerce, favorisent des relations plus claires entre les acteurs étatiques et privés, et devraient contribuer à augmenter l'offre de biens et de services tout en réduisant les prix pour la population.
Un processus consulté dans tout le pays
Selon Mercedes López Acea, présidente de l'Institut National des Acteurs Économiques Non Étatiques, la norme intègre les préoccupations et suggestions des représentants des Mipymes et des gouvernements municipaux, et vise à éviter les perturbations d'approvisionnement tout en garantissant la stabilité dans la fourniture de produits et de matières premières.
Le premier ministre Manuel Marrero a affirmé que la mesure "n'est pas prohibitive" et permettra de stimuler le commerce de détail, dont la base est la commercialisation en gros.
La nouvelle norme arrive dans un contexte où, au cours de la dernière année, le gouvernement a appliqué de fortes restrictions au commerce de gros privé, allant de l'annulation massive de licences à des limites sévères pour les producteurs et les travailleurs autonomes. Bien que le discours officiel présente cette décision comme un pas vers la flexibilisation et le réaménagement du marché, demeure l'incertitude de savoir s'il s'agit vraiment d'une ouverture ou simplement d'une reconfiguration du contrôle étatique sur les mipymes. Avec un système d'autorisations centralisées et un historique récent de fermetures et d'interdictions, il reste à voir si ces mesures permettront une plus grande marge de manœuvre pour les acteurs privés ou s'ils continueront à opérer dans un cadre étroit et conditionné.
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