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Le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla a annoncé ce samedi que des travailleurs du Ministère des Relations Extérieures (Minrex) ont effectué des travaux de désinsectisation dans la municipalité de Plaza de la Révolution à La Havane, suite à un appel du premier secrétaire du Parti Communiste et président Miguel Díaz-Canel.
À travers son compte sur X, le chef de la diplomatie cubaine a qualifié l'initiative d'exemple de l'engagement de la “diplomatie révolutionnaire”, bien que la scène reflète l'état critique du contrôle épidémiologique et le manque de personnel spécialisé pour faire face à la situation.
L'action se déroule à un moment où Cuba traverse une grave crise épidémiologique, marquée par une incidence élevée d'arbovirose telles que le chikungunya et la dengue, ainsi que d'autres maladies.
À cet égard, les autorités sanitaires ont reconnu que la prévention contre le moustique vecteur a échoué et il existe un sous-enregistrement des fiévreux non spécifiques et des personnes en convalescence.
Pese à cela, la crise hygiéno-environnementale continue à s'étendre à La Havane, où prolifèrent des microdécharges, des fosses débordées et des déchets non ramassés dans de nombreux quartiers.
Soldats, officiers et travailleurs civils des Forces Armées Révolutionnaires (FAR) mènent depuis des semaines la collecte des ordures dans la capitale cubaine.
Au début d'octobre, la diplomate Johana Tablada a participé à un travail volontaire de nettoyage à La Havane et a publié des images où des fonctionnaires du Minrex ramassaient des déchets sur l'avenue 31, dans la municipalité de Playa.
La fonctionnaire a alors reconnu que dans son propre quartier, un dépotoir était resté sans ramassage depuis des mois et que les services communaux ne respectaient pas la fréquence nécessaire pour maintenir l'hygiène.
Cette reconnaissance contraste avec ses déclarations d'août, lorsqu'il a minimisé l'accumulation de déchets dans la ville et a affirmé que Cuba « n'est pas le pays qui produit le plus de déchets au monde », tout en attribuant la visibilité du problème aux médias indépendants et à la politique américaine.
Sa participation ultérieure à des journées de nettoyage a suscité des réactions contrastées : certains ont salué l'initiative, tandis que d'autres ont souligné que la solution ne peut pas dépendre de travaux bénévoles occasionnels, mais plutôt du respect systématique des fonctions de l'État.
Malgré les plaintes récurrentes des résidents, les autorités ont insisté sur le fait que la dégradation est principalement due à des “indisciplines sociales”, plutôt qu'à des défaillances structurelles dans la gestion de l'assainissement.
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