Le gouvernement cubain défend le droit de commercialiser des carburants sans interférences étrangères



Le vice-ministre cubain Carlos Fernández de Cossío critique les saisies de pétrole par les États-Unis, défend le commerce sans interférences et soutient le Venezuela, en plein cœur de la crise énergétique de Cuba.

Carlos Fernández de Cossío/Buque pétrolierFoto © X/@CarlosFdeCossio/@BrunoRguezP

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Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a critiqué indirectement les récents saisies de navires transportant du pétrole effectuées par les États-Unis dans les Caraïbes, en faisant référence à des embarcations en provenance du Venezuela, bien qu'il ne les ait pas mentionnées explicitement.

Dans un message publié sur X, le diplomate cubain a affirmé que “aucun pays n'a le droit de priver un autre de fournitures de combustible, ni de priver les exportateurs de la commercialisation d'un produit licite qui leur appartient”, et a averti que l'imposition de la force comme norme internationale serait “insoutenable à court terme”.

Bien que la déclaration se présente comme une défense abstraite du commerce international et de la souveraineté énergétique, le contexte pointe clairement les actions de Washington contre le pétrole vénézuélien, saisi dans le cadre des sanctions internationales imposées au régime de Nicolás Maduro.

Avec ce message, le gouvernement cubain ne défend pas seulement son propre accès au carburant, essentiel en pleine crise énergétique interne, mais il soutient également ouvertement la dictature vénézuélienne, son principal fournisseur de pétrole depuis des années.

Au-delà du Venezuela, la déclaration s'aligne également avec la narration d'autres alliés stratégiques de La Havane, comme la Chine, la Russie et l'Iran, des pays qui font face à des sanctions internationales et qui ont dénoncé à plusieurs reprises ce qu'ils qualifient d'« interférences » ou de « coercition » de la part des États-Unis et de leurs partenaires.

Le discours de Fernández de Cossío évite de mentionner les raisons derrière les sanctions — violations des droits de l'homme, corruption, autoritarisme et activités illégales — et omet le fait que les mesures contre ces régimes font partie de résolutions et de cadres juridiques internationaux, et non de décisions arbitraires isolées.

Pendant ce temps, Cuba continue de subir des coupures de courant prolongées et une pénurie chronique de combustible, une crise que le régime attribue presque exclusivement à des facteurs externes, sans assumer de responsabilités pour l'effondrement du système énergétique ni pour sa dépendance à des alliés également sanctionnés.

La déclaration du vice-ministre renforce ainsi l'alignement politique et idéologique de La Havane avec des gouvernements autoritaires, à un moment où le régime cubain cherche une légitimité internationale et un soutien économique, malgré l'isolement croissant et les pressions extérieures.

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