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Le sénateur américain Rick Scott a averti ce mardi la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez qu'elle pourrait "subir le même sort que Nicolás Maduro" si elle défie la volonté des États-Unis, après avoir temporairement pris le pouvoir suite à l'arrestation du leader chaviste le 3 janvier dernier.
« Delcy Rodríguez n'est pas la présidente du Venezuela ; elle est simplement une autre dirigeante corrompue du régime de Maduro. Elle ferait bien de se rappeler que toute action qu'elle entreprendrait en dehors des intérêts des États-Unis aura le même résultat que son ancien partenaire criminel, Maduro », a écrit Scott sur son compte X (anciennement Twitter).
Le message du sénateur républicain de Floride — l'un des critiques les plus virulents du chavisme et du régime cubain — a été interprété comme un avertissement direct à Rodríguez, qui tente de maintenir le contrôle de l'appareil chaviste après la chute de Maduro et l'arrestation de plusieurs hauts responsables du gouvernement vénézuélien.
Le commentaire de Scott a généré un nouveau foyer de tension dans le paysage politique américain, après que l'analyste Ron Filipkowski ait affirmé que le président Donald Trump “soutient Rodríguez et non María Corina Machado”.
Selon Filipkowski, Trump “n'est pas intéressé par le bien-être du peuple vénézuélien, mais par le maintien du contrôle sur toute figure qui garantisse ses intérêts stratégiques”.
Si bien la Casa Blanca a surpris en pariant sur une figure du chavisme pour rester à la tête du pays plutôt que de chercher le soutien de l'opposition, des sources diplomatiques à Washington affirment que la priorité de l'administration est “d'assurer la stabilité” après l'opération militaire qui a conduit à la capture de Maduro.
Selon ce qu'ils expliquent, Trump tente d'éviter un vide de pouvoir qui favoriserait l'influence de Cuba ou de la Russie dans ce pays sud-américain.
À Caracas, Delcy Rodríguez a tenté de projeter une image de continuité institutionnelle, soutenue par les vestiges de l'appareil militaire et par des alliés internationaux comme l'Iran et la Bolivie.
Pendant ce temps, la communauté internationale reste divisée : l'Union Européenne et plusieurs pays latino-américains ont demandé des élections libres, tandis que Cuba a réaffirmé sa "solidarité inébranlable" avec le régime chaviste.
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