La Maison Blanche affirme que Trump n'écarte pas l'utilisation de l'armée pour contrôler le Groenland



La Maison Blanche considère le Groenland comme une priorité de sécurité nationale. Trump évalue les options, y compris l'utilisation militaire, pour contrôler le territoire, ce qui inquiète le Danemark et l'Europe.

Donald Trump pointe vers l'avant tandis qu'une image du Groenland recouvert du drapeau des États-Unis illustre la nouvelle ambition de Washington sur ce territoire arctique.Photo © Collage/X/ Visegrád 24 et Facebook/La Maison Blanche

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Depuis la Maison Blanche, on a déclaré que le président Donald Trump envisage même d'utiliser les Forces Armées des États-Unis comme l'une des "options" pour prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome sous la souveraineté du Danemark.

L'affirmation, loin d'être un simple glissement rhétorique, est accompagnée d'un langage de pouvoir qui inquiète les alliés européens et ravive les craintes des petits pays face aux ambitions des grandes puissances.

Selon les informations de CNN, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que l'acquisition du Groenland est une “priorité de sécurité nationale” pour Washington et que le président et son équipe évaluent “diverses alternatives” pour atteindre cet objectif, sans exclure le recours militaire.

La fonctionnaire a souligné que Trump considère comme essentiel le contrôle du territoire pour dissuader les "adversaires" dans la région arctique, marquée par la présence croissante de la Russie et de la Chine.

Europa Press a renforcé l'idée que la Maison Blanche ne se limite pas à une négociation diplomatique ou économique, mais qu'elle maintient sur la table un discours de pression sévère qui rompt avec le ton habituel entre partenaires de l'OTAN.

Depuis le week-end, le Danemark a demandé publiquement au président américain de mettre fin à ce qu'il considère comme des menaces inacceptables sur le Groenland.

La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a été catégorique en rappelant que les États-Unis "n'ont pas le droit de s'annexer" aucun territoire du Royaume du Danemark, qui comprend le Groenland et les îles Féroé, et a souligné que les deux pays font partie de l'OTAN et sont couverts par la défense collective de l'alliance.

À Copenhague, le précédent du Venezuela suscite des inquiétudes, où la pression américaine a pendant des années amplifié les alertes sur la portée que peut avoir Washington lorsqu'il évoque des raisons de "sécurité nationale". Le Groenland, stratégique en raison de sa situation et de ses ressources, figure désormais sur le radar que de nombreux Européens jugent préoccupant.

Trump a défendu sa position en affirmant que l'île est vitale pour la défense américaine. Dans des déclarations récentes, il a insisté sur le fait que la présence de navires russes et chinois dans la région fait du Groenland un élément “absolument nécessaire” pour la sécurité de son pays.

À cela s'ajoutèrent des gestes symboliques qui furent perçus comme des provocations, comme la diffusion sur les réseaux sociaux d'images montrant le Groenland peint aux couleurs du drapeau américain.

Pour le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, ce type de messages est "irrespectueux", bien qu'il ait tenté de transmettre un sentiment de calme en rappelant que le territoire dispose d'autonomie, d'institutions solides et du soutien du droit international.

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