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Le chancelier cubain Bruno Rodríguez Parrilla a réagi ce dimanche au message publié par le président américain Donald Trump sur Truth Social, dans lequel il a accusé le régime de La Havane d'avoir reçu pendant des années du pétrole et de l'argent du Venezuela en échange de « services de sécurité » pour protéger les dictateurs Hugo Chávez et Nicolás Maduro.
“#Cuba ne reçoit ni n'a jamais reçu de compensation monétaire ou matérielle pour les services de sécurité qu'elle a fournis à un pays”, a écrit Rodríguez sur son compte X. “Contrairement aux #EEUU, nous n'avons pas un gouvernement qui se prête au mercenariat, au chantage ou à la coercition militaire contre d'autres États.”
La réponse du ministre des Affaires étrangères a tenté de contredire les affirmations de Trump, qui dans son message a assuré que « la majorité de ces Cubains sont morts » après l'attaque américaine à Caracas et que « il n'y aura plus de pétrole ni d'argent pour Cuba : zéro ».
Rodríguez Parrilla a défendu le droit de l'île à maintenir ses relations commerciales avec d'autres pays « sans interférence ni subordination aux mesures coercitives unilatérales des États-Unis », soulignant que « le droit et la justice sont du côté de Cuba ».
Le chancelier a également accusé Washington de "se comporter comme un hégémon criminel et incontrôlé qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère, mais dans le monde entier".
L'échange se déroule dans un climat régional chargé de tensions après l'opération militaire américaine qui a capturé Maduro à Caracas.
Des sources diplomatiques ont confirmé que Washington maintient Cuba sous "straite observation" en raison de sa possible implication dans les réseaux de sécurité vénézuéliens et n'écarte pas des sanctions supplémentaires.
À La Havane, le régime totalitaire essaie de projeter une image de résistance, avec des exercices militaires et des messages de « unité et fermeté », mais les avertissements en provenance de Washington et la perte de son principal allié politique et économique placent le gouvernement de Miguel Díaz-Canel devant un scénario inédit de vulnérabilité.
La réponse de Rodríguez Parrilla, bien que provocante, laisse entrevoir une tentative de contenir l'impact politique des déclarations de Trump et de réaffirmer la narration officielle : Cuba résiste, mais ressent le coup.
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