La présidente du Mexique propose d'agir en tant que médiatrice entre Cuba et les États-Unis



Trump fait pression sur La Havane après l'effondrement du soutien vénézuélien.

Claudia Sheinbaum et Donald Trump lors d'une rencontre à Washington en décembre 2025 (Image de référence)Foto © Facebook/Claudia Sheinbaum Pardo

Dans un contexte de tension croissante entre Washington et La Havane, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a ouvert la porte à un possible rôle de médiation entre Cuba et les États-Unis, juste au moment où le régime cubain fait face à l'un de ses moments de plus grand isolement politique et économique depuis des décennies.

Lors de sa conférence matinale, Sheinbaum a affirmé que son gouvernement serait disposé à servir de « véhicule de communication » entre les deux nations, pourvu qu'il y ait une volonté des deux parties.

Ses déclarations interviennent dans un contexte marqué par la mise en garde directe du président américain Donald Trump au régime cubain, auquel il a demandé de "faire un accord avant qu'il ne soit trop tard", après la capture de Nicolás Maduro et l'effondrement du soutien vénézuélien qui a pendant des années soutenu La Havane avec du pétrole et du financement.

La dirigeante mexicaine a minimisé les critiques concernant l'envoi de pétrole à Cuba et a rejeté l'impact interne de cette politique. “Au peuple du Mexique, ça ne semble pas vraiment le préoccuper, non,” a-t-elle affirmé, en assurant qu'il n'y a pas de pénurie de combustible ni d'augmentation des prix.

Il a également insisté sur le fait qu'il s'agit d'une aide "historique" qui n'a pas débuté avec son gouvernement, et qu'il est prêt à rendre transparentes les informations concernant les volumes et les conditions de l'approvisionnement, bien qu'il n'ait pas précisé de dates.

Cependant, au-delà du débat énergétique, le message de Sheinbaum prend de l'importance en raison du moment où il se produit. Cuba traverse une profonde crise, aggravée par la perte de son principal allié régional et sous la menace de nouvelles sanctions américaines.

Trump a clairement indiqué que la marge de manœuvre du régime se réduit, tandis que Díaz-Canel nie l’existence de toute négociation politique avec Washington et se réfugie dans le discours de la "souveraineté" et de l'embargo.

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