Le dirigeant chaviste Diosdado Cabello a rejeté ce mardi les dénonciations de répression et d'insécurité au Venezuela et a accusé les États-Unis de “mentir et de fabriquer une campagne internationale” pour discréditer le pays.
Dans des déclarations diffusées par le média officiel TeleSur, Cabello a affirmé qu'il n'y a “ni persécution ni collectifs montant des barrages” dans le pays et a demandé “calme et sang-froid” face à ce qu'il a qualifié de tentative de Washington de perturber la stabilité interne.
«Appelons à la tranquillité, appelons à la paix, et pendant ce temps, depuis les États-Unis, ils continuent de dire qu'ici au Venezuela, les collectifs montent des barrages. Ici, il n'y a pas de collectifs montant des barrages», a affirmé.
Cabello a également comparé la situation de sécurité au Venezuela avec celle des États-Unis, en soulignant qu'il "souhaiterait que les États-Unis passent cinq jours sans qu'il y ait un meurtre dans leurs rues".
Selon le dirigeant, les récents rapports sur la violence ou la répression font partie d'« une grande campagne » contre la révolution bolivarienne.
Cabello occupe actuellement le poste de Coordinateur du Conseil Politique du PSUV (janvier 2026), à partir duquel il agit en tant que porte-parole, opérateur et leader politique du chavisme loyal à Nicolás Maduro, sous le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez.
Bien qu'il n'occupe pas de poste formel au sein de l'exécutif, il conserve une forte influence sur les dirigeants régionaux et la structure du parti.
Le dirigeant a également défendu la constitution vénézuélienne, affirmant que « ceux qui l'ont attaquée se rendent compte aujourd'hui que lorsqu'ils ont lancé cette bombe, ils agissaient contre eux-mêmes ».
Ses déclarations interviennent dans un contexte de forte tension politique, suite à la capture de Nicolás Maduro par des forces américaines le 3 janvier dernier et à l'accession de Delcy Rodríguez à la présidence par intérim sous supervision internationale.
Pendant ce temps, le gouvernement de Donald Trump et le secrétaire d'État Marco Rubio exercent une pression diplomatique sur Caracas pour garantir la transition démocratique.
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