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Un jet privé de luxe lié à la famille Castro est resté 13 jours à Monterrey, au Mexique, sans explication officielle, selon des données de vol collectées par la plateforme Flightradar24 et rapportées par le compte spécialisé @FlconEYES, dédié à la surveillance des avions et des navires utilisés par les élites politiques latino-américaines.
L'avion, identifié par le numéro d'immatriculation T7-77PR, est un Falcon jet de luxe qui a été associé précédemment aux cercles les plus proches du pouvoir castriste et aux conglomérats d'entreprises contrôlés par GAESA (Grupo de Administración Empresarial S.A.), le bras économique des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba.
De acuerdo con les enregistrements, l'itinéraire du vol était : Playa Baracoa (Cuba) - Panama - Cozumel - Monterrey - La Havane.
Lo plus inhabituel, selon FlconEYES, a été la longue séjour à Monterrey, du 9 au 23 décembre, ce qui “aurait pu impliquer des mouvements d'actifs ou des contacts avec plusieurs acteurs”, bien qu'il n'y ait pas de preuves publiques qui confirment ces suppositions.
«Le jet T7-77PR, utilisé par les oligarques de la famille Castro, a effectué un itinéraire proactif autour de la possible capture du tyran Maduro. Après 13 jours à Monterrey, il est revenu à La Havane. Depuis lors, profil très bas», a spéculé le compte analyste sur X.
Jusqu'à présent, le régime cubain n'a fourni aucune explication concernant le motif du voyage ni sur qui étaient les occupants du jet.
Cependant, l'escale coïncide avec une période d'intense activité diplomatique et militaire dans la région.
Des sources diplomatiques mexicaines citées par des médias locaux ont indiqué que Monterrey est devenu un point de transit récurrent pour des avions privés en provenance de Cuba, du Venezuela et du Panama, en particulier ceux liés à des structures d'entreprises de GAESA ou à l'entourage de Raúl Guillermo Rodríguez Castro (“El Cangrejo”), petit-fils de Raúl Castro et colonel du ministère de l'Intérieur.
La recherche de Armando.Info publiée il y a quelques mois avait déjà révélé un “pont aérien” entre La Havane, Caracas et Panama opéré par des avions privés associés à la fois à des entrepreneurs proches de Nicolás Maduro et à des membres de la famille Castro.
Dans ce circuit figuraient des vols réalisés par El Cangrejo et par l'entrepreneur panaméen Ramón Carretero Napolitano, fournisseur de services au régime vénézuélien et partenaire d'entreprises cubaines sous le contrôle de GAESA.
L'affaire du jet T7-77PR semble suivre le même schéma, renforçant l'hypothèse selon laquelle il existe un réseau aérien et financier entre les deux régimes qui opère en dehors des canaux diplomatiques formels.
«Il ne s'agit pas de simples vols exécutifs —assure une source citée par des médias d'investigation— mais de déplacements liés à des mouvements de capitaux, des transferts d'actifs et une coordination politique entre Caracas, La Havane et Panama», a-t-il indiqué.
Alors que l'intérêt pour le vol mystérieux grandit, le silence des autorités cubaines et mexicaines n'a fait qu'alimenter les spéculations.
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