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En pleine crise énergétique nationale, le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a félicité ce lundi les travailleurs du secteur électrique pour “leur engagement quotidien et leur résilience face aux adversités”, attribuant de nouveau les coupures de courant au “blocus inhumain des États-Unis”.
“Félicitations aux travailleurs du secteur électrique de #Cuba en ce jour qui leur est dédié. Recevez un fort abrazo et toute notre reconnaissance pour votre engagement quotidien, pour votre résilience face à toutes sortes d’adversités (la plus féroce étant le blocus inhumain des États-Unis), et pour l'exemple que vous donnez”, a écrit le dirigeant sur son compte X (anciennement Twitter).
Le message arrive à un moment particulièrement critique : le Système Électrique National (SEN) traverse l'une de ses pires crises en décennies, avec des déficits supérieurs à 1 800 MW et des coupures de courant de plus de 18 heures dans plusieurs provinces.
Depuis le début de l'année, le manque de combustible et les pannes continues des centrales thermiques ont plongé le pays dans une situation d'urgence énergétique sans précédent.
La crise s'est aggravée après l'arrestation de Nicolás Maduro le 3 janvier dernier et la suspension de l'approvisionnement en pétrole vénézuélien, source clé pour la production d'électricité à Cuba.
À cela s'ajoute l'incertitude quant à l'avenir des envois mexicains sous le gouvernement de Claudia Sheinbaum, qui maintient pour l'instant son soutien énergétique au régime de La Havane, mais sous le contrôle des autorités américaines.
Pendant ce temps, les Cubains subissent des journées entières sans électricité, sans eau et avec des pertes d'aliments et de médicaments, mais le gouvernement insiste pour blâmer l'embargo et évite de reconnaître l'incapacité structurelle et de gestion du système énergétique national.
Le contraste entre la réalité des coupures de courant et le ton triomphaliste du message de Díaz-Canel a suscité du rejet et des moqueries sur les réseaux sociaux, où de nombreux utilisateurs qualifient sa publication de « provocation » et d'« insulte au peuple ».
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