Le régime cubain a publié ce 15 janvier les profils des 32 militaires décédés au Venezuela lors de l’opération qui a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro, une admission tardive qui contredit des années de dénégations officielles concernant la présence de troupes cubaines dans les missions de sécurité du chavisme.
Les biographies, sous la consigne « Honneur et Gloire », confirment que les défunts appartenaient aux Forces Armées Révolutionnaires (FAR) et au Ministère de l'Intérieur (MININT), beaucoup d'entre eux étant liés à la Direction de la Sécurité Personnelle.

Ils sont tous morts dans la nuit du 3 janvier 2026, lors de l'opération autorisée par le président Donald Trump et exécutée par l'unité d'élite Delta Force de l'Armée américaine.
Les profils révèlent un schéma récurrent, avec des hommes de différentes générations et grades — allant de jeunes soldats à des colonels avec des décennies de service —, pour la plupart originaires de l'est du pays, envoyés accomplir une « mission internationaliste » qui, officiellement, n'existait pas. Plusieurs d'entre eux avaient une formation technique ou des parcours professionnels civils avant d'être intégrés dans l'appareil militaire et de sécurité.
La narration officielle reprend des éléments communs tels que son militantisme au sein de l'UJC et du Parti communiste, sa participation à des « assurances opérationnelles » et des promotions posthumes comme clôture symbolique de chaque histoire. Il n'y a aucune mention d'épouses, d'enfants ou de familles, ni de détails sur le type de mission qu'ils accomplissaient au Venezuela.
La publication des profils se déroule parallèlement à un large déploiement d'hommages et d'actes publics à Cuba, y compris des funérailles, des marches officielles et la réapparition de Raúl Castro lors de la réception des restes à La Havane.
Jours auparavant, le dirigeant Miguel Díaz-Canel a qualifié de “lâches” les militaires américains impliqués dans l'opération, tout en louant le “sacrifice” des gardes du corps cubains.
Au-delà du discours épique, la révélation met à jour une vérité longtemps niée : l'implication directe de Cuba dans la sécurité du régime chaviste et le coût humain d'une alliance politique qui, une fois de plus, s'est soldée loin de chez soi.
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