Le régime cubain accuse des activistes catholiques de terrorisme après une rencontre avec un diplomate des États-Unis.




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Le régime cubain a accusé de « terrorisme » des membres du Centre d'Études Convivencia (CEC), suite à la récente réunion de son directeur, Dagoberto Valdés Hernández, avec le chargé d'affaires de l'Ambassade des États-Unis à Cuba, Mike Hammer.

La charge a été formulée lors d'un interrogatoire réalisé par la Sécurité de l'État à Pinar del Río, où Valdés et son collaborateur Yoandy Izquierdo Toledo ont été brièvement arrêtés ce vendredi.

Captura d'écran Facebook / Centre d'Études Convivencia - CEC

Selon un communiqué du CEC, l'arrestation a été effectuée sans ordre judiciaire ni explication préalable. Des agents identifiés comme le Major Ernesto et le Major Manuel, de la Sécurité de l'État, se sont présentés au domicile de Valdés accompagnés d'une patrouille de la Police Nationale Révolutionnaire (PNR) et lui ont exigé de quitter sa maison et de les accompagner, sans droit de passer des appels. 

Lors de l'interrogatoire, un agent juridique de l'appareil répressif a accusé l'académicien de “collaborer avec une puissance étrangère qui menace d'envahir Cuba”, en référence aux récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui n'a pas écarté de mesures de pression supplémentaires sur le régime de La Havane dans le contexte de la transition régionale poussée par Washington après la chute de Nicolás Maduro au Venezuela. 

Les agents ont averti Valdés qu'ils n'autorisaient pas de contacts entre les diplomates américains et des figures de la société civile, et lui ont ordonné de s'abstenir d'assister à de futures activités organisées par l'ambassade américaine. Après plus de deux heures d'interrogatoire, ils lui ont imposé un acte d'avertissement qu'il a refusé de signer.

Le CEC —institution catholique dédiée à la promotion de la pensée civique et éthique— a dénoncé l'incident comme une nouvelle manifestation de harcèlement étatique.

En parallèle, l'Institut Cubain pour la Liberté de Presse et d'Expression (ICLEP) a rappelé que Valdés a été victime de menaces, de campagnes de diffamation et de restrictions à sa mobilité en raison de ses idées et de ses écrits, dans lesquels il plaide en faveur d'un changement pacifique à Cuba.

L'épisode se déroule au milieu d'une offensive croissante du régime contre les leaders religieux et les activistes catholiques.

Dans les dernières heures, les prêtres Alberto Reyes Pías et Castor José Álvarez Devesa ont également été citons par la Sécurité de l'État et soumis à des actes d'avertissement en raison de leurs critiques du système. Tous deux ont confirmé qu'ils ne renonceront pas à leur engagement envers la vérité et la dignité du peuple cubain. 

La répression contre les voix chrétiennes et civiques souligne le durcissement du contrôle politique dans un pays épuisé par la crise économique, les coupures de courant et la pénurie généralisée. Au lieu de dialoguer, le régime répond par des menaces et des arrestations à ceux qui, depuis la foi ou la société civile, plaident pour une Cuba libre et réconciliée.

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