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La commissaire du comté de Miami-Dade, Natalie Milian Orbis, a répondu avec fermeté ce lundi à un message publié sur X par le chancelier du régime cubain, Bruno Rodríguez Parrilla, qu'elle a accusé de représenter une dictature qui opprime son propre peuple et d'essayer de délégitimer la position de l'exil cubain aux États-Unis.
« Bruno, ça suffit avec les histoires. Tu parles au nom d'une dictature communiste qui tue, emprisonne et vole son propre peuple tout en vivant de l'argent étranger. Nous parlons pour une communauté d'exilés qui veut une Cuba libre », a écrit la fonctionnaire.
« Nous ne permettrons ni à toi ni à quiconque de nous arrêter, de nous intimider ou de nous freiner. Le temps d'une Cuba libre, c'est maintenant », a-t-il ajouté.
La réponse de Milian Orbis est arrivée après que Rodríguez Parrilla a accusé des politiciens de Floride de « freiner et menacer » des entrepreneurs américains et cubains résidant dans cet État qui entretiennent des relations commerciales avec Cuba sous des licences accordées par l'OFAC et le Département du Trésor. Dans son message, le ministre des Affaires étrangères a tenté de rendre ces secteurs responsables de maintenir ce qu'il a qualifié de « politique rétrograde et criminelle » contre le peuple cubain.
Résolution unanime contre les licences pour Cuba
La commissaire est allée au-delà de la confrontation sur les réseaux sociaux et a rappelé que le comté de Miami-Dade a approuvé à l'unanimité une résolution exhortant le gouvernement fédéral à suspendre toutes les licences et autorisations liées à Cuba, jusqu'à ce que des audits complets soient réalisés et qu'il y ait une reddition de comptes.
« Aucune autorisation américaine ne doit enrichir une dictature communiste à quatre-vingt-dix milles de nos côtes, qui abrite des terroristes et mine notre sécurité nationale », a-t-il souligné.
Dans ce même contexte, le 26 janvier, Milian Orbis a envoyé une lettre formelle au président Donald Trump demandant la suspension immédiate de toutes les licences fédérales liées à Cuba, afin d'empêcher le régime communiste de bénéficier de fonds, de services ou de facilités en provenance des États-Unis.
« Le comté de Miami-Dade a voté à l'unanimité pour inciter le président Trump à suspendre toutes les licences fédérales liées à Cuba jusqu'à ce que des audits complets et une transparence soient assurés », a déclaré la commissaire en accompagnant le communiqué officiel de la Commission des commissaires.
Choque direct avec La Havane
L'échange marque un nouveau chapitre dans la confrontation politique entre les autorités locales du sud de la Floride et le régime cubain, à un moment où le débat sur les licences commerciales, les exportations et l'impact réel de ces opérations sur la population cubaine s'intensifie.
Alors que La Havane insiste sur le fait de présenter ces relations économiques comme bénéfiques pour le peuple, les leaders de l'exil et les responsables locaux soutiennent qu'elles finissent par renforcer financièrement un système répressif, sans améliorer les conditions de vie des citoyens sur l'île.
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