
Vidéos associées :
La Sécurité de l'État cubain a arrêté ce lundi le journaliste indépendant Henry Constantin et la collaboratrice Alejandra García, tous deux membres du média La Hora de Cuba, selon ce que la publication elle-même a dénoncé sur les réseaux sociaux.
Selon le rapport du média, vers 12h40, García a alerté l'équipe éditoriale que plusieurs agents de la Sécurité de l'État se trouvaient devant le domicile où elle se trouvait à La Havane. Quelques minutes plus tard, elle a envoyé un dernier message informant que tant elle que Constantin étaient en train d'être arrêtés.
Depuis ce moment, La Hora de Cuba n'a pu établir de communication avec aucun des deux journalistes ni obtenir d'informations officielles sur leur localisation ou les raisons de leur détention. Ce fait constitue un nouvel épisode d'arrestation arbitraire et de disparition temporaire, pratiques courantes du régime cubain contre la presse indépendante.
Harassment constant contre les journalistes indépendants
La détention de Constantin survient après une série d'actes de harcèlement à son encontre depuis le début de 2026. Le 14 janvier dernier, le directeur de La Hora de Cuba a été arrêté dans la capitale et est resté plus de 40 heures hors de toute communication, sans ordonnance judiciaire ni contact avec sa famille. Quelques jours plus tard, il a de nouveau été intercepté par des agents de police à Camagüey, lors d'une nouvelle tentative d'intimidation directement liée à son travail journalistique.
La journaliste Alejandra García, collaboratrice du média, a également été l'objet de pressions et de convocations à plusieurs reprises en raison de son travail en faveur de la liberté d'expression.
La Hora de Cuba a responsabilisé l'État cubain pour l'intégrité physique et psychologique des deux communicateurs, et a exigé leur libération immédiate et sans charges.
L'organisation a souligné que ces arrestations confirment l'escalade répressive du régime de Miguel Díaz-Canel contre les journalistes et les communicateurs indépendants, dans un contexte de criminalisation croissante de la liberté de presse sur l'île.
Archivé dans :