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La écrivaine cubaine Zoé Valdés a de nouveau suscité la polémique lors de sa participation au Derecha Fest à Mar del Plata, en Argentine, en qualifiant son compatriote Leonardo Padura de "policier du régime" et en critiquant durement son œuvre littéraire.
Valdés, établie en France, n'a pas manqué de critiquer son compatriote, le qualifiant de "petit écrivain" dont le travail, à son avis, "cache les horreurs de l'île".
"Sa littérature ne montre pas ce qu'il y a sur l'île. Sa littérature masque les horreurs de l'île. Sa littérature adoucit, sucre les épouvantes que vit le peuple cubain," a-t-il déclaré.
Lors d'une interview avec Infobae, elle a affirmé que Padura a servi le régime pour déformer l'histoire d'écrivains comme elle, Reinaldo Arenas et Guillermo Cabrera Infante, et pour faire taire leur œuvre.
Selon Valdés, la mission de Padura à l'étranger était "d'éteindre la voix de la vérité des exilés cubains", tandis qu'il promouvait la révolution depuis l'extérieur et recevait une reconnaissance internationale comme le Prix Princesse des Asturies ou le Hammett.
"C'est un écrivain qui a rencontré Lula da Silva dans sa prison, dans sa cellule, alors qu'il était incarcéré, et lui a apporté des messages directs de Raúl Castro...", a-t-il révélé.
L'intellectuel a insisté sur le fait que Padura est un policier du régime, "l'alter ego et non l'inverse de son propre personnage, le policier de ses romans".
Enfin, et en laissant de côté sa facette littéraire, il a affirmé que le créateur de Mario Conde lui semble l'une des personnes les plus néfastes et celle qui a le plus nui aux intellectuels qui ont réellement souffert à Cuba.
"Ce qui est intéressant, c'est qu'on me demande toujours à propos de Leonardo Padura, mais on ne lui demande pas de moi", a-t-il questionné.
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