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La ONG Foro Penal a confirmé ce mercredi la libération de 20 personnes au Venezuela —15 Vénézuéliens et 5 étrangers—, ce qui porte à 297 le nombre de cas vérifiés depuis que le gouvernement dirigé par Delcy Rodríguez a annoncé, le 8 janvier, un processus de libérations sans préciser combien de personnes seraient libérées, qui seraient-elles ni dans quelles conditions.
Malgré les sorties, l'organisation elle-même estimait qu'il y a encore environ 800 prisonniers politiques, ce qui implique qu'il faudrait libérer plus de la moitié si l'on se base sur cet ensemble.
Selon détails du directeur président de Foro Penal, Alfredo Romero, 19 de ces libérations ont eu lieu dans la prison El Rodeo I (État de Miranda) et une dans la région d'Amazonas (sud, à la frontière avec le Brésil et la Colombie).
Foro Penal a expliqué que son enregistrements correspondent à des cas « vérifiés », un nuance importante dans un processus qui se déroule avec des informations fragmentaires et dans lequel les familles et les activistes dénoncent souvent le manque de listes officielles, des appels tardifs et des mesures conditionnées.
Le gouvernement, de son côté, a annoncé le 8 janvier la libération d'un "nombre important de personnes", mais sans préciser de chiffres ni d'identités, selon ce qui a été rapporté dans le même communiqué.
En contraste avec le décompte de l'ONG, le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Diosdado Cabello, a affirmé cette semaine que 808 personnes avaient été libérées depuis "avant décembre" et a réitéré qu'il n'y avait pas de prisonniers politiques au Venezuela, une position rejetée par des organisations de défense des droits de l'homme.
La différence entre les chiffres reflète, en partie, que le gouvernement fournit des chiffres globaux sans publier une liste vérifiable de noms, de centres de détention ou de conditions légales de chaque libération.
L'ONG vénézuélienne Surgentes et le Comité des Mères pour la Vérité ont présenté une proposition de loi d'amnistie pour obtenir la "liberté complète" de tous les prisonniers politiques et ont demandé au gouvernement de se réunir avec les familles des détenus.
Depuis l’annonce des libérations, des activistes et des proches se sont rassemblés devant plusieurs prisons lors de veillées pour exiger des informations et la libération totale des détenus, dans un climat de tension publique croissante en raison de dénonciations de détentions et de procédures judiciaires contestées par des secteurs de l’opposition.
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