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Le Gouvernement de l'Argentine a publié ce jeudi un communiqué officiel dans lequel il a recommandé à ses citoyens de ne pas voyager à Cuba en raison de la détérioration extrême des conditions de vie sur l'île.
La mise en garde, diffusée par le ministère des Affaires étrangères dirigé par Diana Mondino, a souligné la “pénurie d'aliments, de médicaments, de combustibles et d'eau courante”, ainsi que les coupures de courant prolongées qui touchent même les zones touristiques.
Il est recommandé aux citoyens argentins d'éviter ou de reporter les voyages touristiques vers l'île, a indiqué le communiqué, qui exhorte également ceux qui résident actuellement à Cuba à rester attentifs à l'évolution de la situation. La note incluait un courriel d'assistance consulaire pour ceux qui nécessitent un soutien d'urgence.
L'avertissement intervient dans le contexte d'une crise énergétique sans précédent à Cuba, marquée par des coupures de plus de 18 heures par jour, l'effondrement des hôpitaux et des épidémies liées à la pénurie d'eau et d'assainissement.
Des sources diplomatiques et des résidents étrangers ont également signalé une augmentation des problèmes d'approvisionnement et d'insécurité dans plusieurs provinces.
Bien que le communiqué argentin ne fasse pas référence directe au nouveau contexte politique entre Cuba et les États-Unis, l'avertissement survient dans un cadre de tension bilatérale maximale suite à la récente déclaration d'état d'urgence signée par le président Donald Trump, qui qualifiait le régime cubain comme une menace pour la sécurité et la politique extérieure américaine.
Cette situation a déclenché des alertes dans diverses chancelleries et ambassades présentes à La Havane, qui examinent la possibilité de réduire le personnel ou de mettre à jour les protocoles d'évacuation en cas d'aggravation possible de la crise bilatérale.
Le prononcé du gouvernement de Javier Milei reflète la distance politique de Buenos Aires avec le régime communiste de La Havane.
Depuis son arrivée au pouvoir, le président argentin a critiqué ouvertement les dictatures de gauche dans la région et a défendu la nécessité de “s'aligner sur les démocraties occidentales” face aux régimes autoritaires de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.
Avec cette mesure, l'Argentine rejoint d'autres pays qui ont mis à jour leurs alertes de voyage en raison de la situation critique dans l'île, parmi lesquels les États-Unis, l'Espagne et le Canada, dont les ambassades ont également émis des avertissements face à la détérioration accélérée des services de base et au risque d'une crise humanitaire majeure.
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