Le secrétaire d'Organisation du Parti Communiste de Cuba (PCC), Roberto Morales Ojeda, a appelé à la discipline et à concevoir des “plans réalistes” inspirés du dictateur Fidel Castro (1926-2016), tout en admettant que de nombreuses orientations du Parti n'ont pas donné de résultats et qu'il persiste une mentalité qui attend le bien-être au lieu de le produire.
Lors des plénières extraordinaires de l'organisation politique tenues le 28 janvier à Las Tunas, Camagüey et Ciego de Ávila, le dirigeant du parti a centré ses interventions sur la nécessité de changer les mentalités et les actions au sein de la militance, selon la version officielle des réunions publiée sur le site du PCC.
Il a soutenu que ces réunions ne doivent pas servir à accumuler des diagnostics, mais à générer des propositions de solution, tout en soulignant que tout ce qui a été tracé par le Parti ces dernières années n'a pas été suffisamment efficace.
En se référant aux visites dans les provinces durant 2024 et 2025, il a souligné que « tout ce qui a été prévu n'a pas été suffisamment efficace. Il a également évoqué l'analyse qui s'impose sur le changement de mentalité que chaque militant doit adopter », a souligné la source.
Morales Ojeda a insisté sur la priorité de la soi-disant "bataille économique", en mettant l'accent sur la production alimentaire, la génération de devises et l'utilisation rationnelle des ressources disponibles, en commençant par le capital humain.
Dans ce contexte, il a remis en question une mentalité qui continue d'attendre l'arrivée du bien-être au lieu de le produire, et a soulevé la nécessité de se demander "tout ce que l'on peut produire dans le pays et que nous ne faisons pas".
En rappelant l'idéologie de Castro, le membre du Bureau Politique a souligné que "sans discipline, il n'y a rien" et a défendu l'importance d'élaborer des "plans réalistes", ainsi que de renforcer la cohésion entre les organisations politiques et de masse et d'élever les niveaux d'exigence.
Pour Morales Ojeda, la discipline et une planification adaptée à la réalité demeurent des conditions indispensables pour progresser, même dans un contexte de pénuries et de limitations.
Il a également souligné la nécessité d'analyser plus en profondeur le changement de mentalité que chaque militant doit adopter et de mesurer le travail par des résultats tangibles, et non par des déclarations ou des intentions.
Le dirigeant a également appelé à remplacer la vocation importatrice par une vocation exportatrice et à admettre que le développement dépendra essentiellement de l'effort personnel.
Dans son discours, il est revenu maintes fois sur des concepts associés à la discipline, à l'exigence et à la créativité, présentés comme des clés pour surmonter la crise, bien qu'il n'ait pas fait allusion aux manquements structurels de l'État lui-même à garantir les conditions pour que ces “plans réalistes” puissent se concrétiser.
Lors des plénières extraordinaires du PCC, le premier secrétaire de l'organisation Miguel Díaz-Canel a de nouveau appelé à un “changement de mentalité” et à “transformer la pensée”, dans un contexte marqué par des diagnostics récurrents et des appels génériques, sans solutions concrètes face à la crise que traverse Cuba.
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