Le président Donald Trump a déclaré ce dimanche qu'il a des conversations avec Cuba au plus haut niveau et estime qu'un accord sera atteint.
«Eh bien, Cuba est une nation en faillite, elle l'est depuis longtemps, mais maintenant elle n'a pas le Venezuela pour la soutenir, donc nous parlons avec le peuple cubain, les personnes les plus importantes de Cuba pour voir ce qui se passe», a déclaré lors d'une interview avec la presse ce dimanche depuis sa résidence à Mar-a-Lago, dans l'État de Floride.
«Je veux qu'ils prennent soin des personnes qui sont venues ici, qui ont été horriblement traitées par Cuba, pour pouvoir revenir et faire ce qu'ils doivent faire, euh, tu sais, qu'ils ont leur famille là-bas, qu'ils n'ont pas pu voir depuis des années, beaucoup d'années. Je crois que nous allons conclure un accord avec Cuba», a-t-il ajouté.
Les déclarations ont été faites lorsque Trump est arrivé à Mar-a-Lago pour assister au mariage de Dan Scavino, ancien membre de son cabinet durant le premier mandat.
Les paroles du dirigeant interviennent dans un contexte de durcissement de la politique américaine envers La Havane, marqué par de nouvelles sanctions et une profonde crise économique et énergétique à Cuba.
Ces derniers jours, Trump a affirmé que son administration avait engagé des contacts exploratoires avec Cuba, un signe qui contraste avec le durcissement simultané des sanctions.
La Maison Blanche n'a pas démenti l'existence de ces contacts, tandis que La Havane est restée silencieuse officiellement.
Le contexte immédiat est une crise énergétique sans précédent à Cuba, aggravée par un décret exécutif signé par Trump visant à couper l'approvisionnement en pétrole de l'île par le biais de sanctions contre des pays tiers.
La mesure a coïncidé avec la suspension des envois de pétrole brut en provenance du Mexique et la fin du soutien vénézuélien, ce qui a intensifié les coupures de courant et l'effondrement des services de base.
Washington présente la pression comme faisant partie d'une stratégie pour forcer des changements politiques, tandis que le gouvernement cubain dénonce un "blocus énergétique" et rejette tout dialogue sous sanctions.
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