Le Ministère des Relations Extérieures de Cuba (MINREX) a rejeté “dans les termes les plus vigoureux” la décision du gouvernement de l'Équateur d'expulser tout le personnel de l'ambassade cubaine à Quito, la qualifiant d'“arbitraire et injustifiée”.
Selon le ministère des Affaires étrangères cubain, la mesure a déclaré persona non grata —“sans fournir aucun argument”— tout le personnel diplomatique, consulaire et administratif, leur accordant un délai de 48 heures pour quitter le pays.
Dans sa déclaration, le régime de La Havane a affirmé qu'il s'agit d'un “acte inamical et sans précédent” qui nuit significativement aux “relations historiques d'amitié et de coopération” entre les deux pays et peuples, et qui démontre en outre le “mépris” du gouvernement équatorien actuel pour les pratiques et les courtoisies diplomatiques observées par la communauté internationale.
Le MINREX a affirmé « catégoriquement » que le personnel de son ambassade à Quito a strictement respecté les lois et règlements de l'Équateur et ne s'est pas immiscé dans les affaires internes, « comme le stipule la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961 ».
La Havane relie l'expulsion à des pressions des États-Unis.
La Chancellerie cubaine a ajouté que la décision équatorienne survient dans un contexte de "renforcement de l'agression" des États-Unis contre Cuba et de "fortes pressions" de Washington sur des tiers États pour qu'ils se joignent à cette politique, à quelques jours d'un sommet convoqué à Miami le 7 mars avec un "groupe réduit" de représentants des gouvernements de la région.
Dans sa déclaration, le régime a affirmé être convaincu que le peuple équatorien saura défendre les liens de solidarité et de fraternité avec l'île.
La décision du gouvernement de Ecuador d'expulser tout le personnel diplomatique cubain à Quito marque l'un des épisodes les plus tendus dans les relations bilatérales entre Quito et La Havane ces dernières années.
La mesure a été annoncée par les autorités équatoriennes après avoir déclaré persona non grata les fonctionnaires de l'ambassade cubaine.
La crise diplomatique s'est aggravée lorsque le président équatorien, Daniel Noboa, a dénoncé publiquement que des documents étaient en train d'être détruits au sein de la mission diplomatique cubaine après la connaissance de l'ordre d'expulsion.
Dans ce contexte, des médias locaux ont rapporté la présence de militaires équatoriens aux alentours de l'ambassade de Cuba à Quito, dans un climat de tensions politiques croissantes.
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