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Le président des États-Unis, Donald Trump, a assuré ce mercredi que la guerre contre l'Iran pourrait prendre fin rapidement, en affirmant que les attaques lancées par Washington et ses alliés ont causé une destruction plus importante que prévu des capacités militaires du pays perse.
Dans des déclarations à la presse, le président a affirmé que les forces américaines avaient détruit “en une seule nuit” une grande partie des navires iraniens chargés de poser des mines dans le détroit d'Ormuz, un enclave stratégique pour le commerce énergétique mondial.
“Nous avons démantelé presque tous leurs navires de destruction en une nuit”, a déclaré Trump, qui a même suggéré que jusqu'à 60 embarcations iraniennes auraient été éliminées lors des opérations militaires. “Pratiquement toute leur marine a disparu”, a-t-il ajouté, selon EFE.
Pour sa part, le Commandement Central des États-Unis (Centcom) a annoncé mardi que ses forces avaient détruit "plusieurs navires de guerre iraniens" près du détroit d'Ormuz, bien que le chiffre officiel mentionné ait été de 16 bateaux.
Dans une brève interview accordée au média numérique américain Axios, Trump a également affirmé que le conflit pourrait bientôt se terminer car « il ne reste pratiquement plus rien à attaquer » en Iran.
«Quand il voudra que cela se termine, cela se terminera», a déclaré le président, qui a assuré que l'offensive militaire lancée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël «avance à grands pas».
«Nous avons beaucoup d'avance par rapport au calendrier prévu. Nous avons causé plus de dégâts que nous ne le pensions», a-t-il affirmé.
Tensions dans le détroit d'Ormuz
La situation dans le détroit d'Ormuz —par où transite environ 20 % du pétrole commercialisé dans le monde— est devenue l'un des principaux points de tension du conflit.
Le passage maritime est crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, de sorte que toute perturbation dans son fonctionnement a un impact immédiat sur les marchés énergétiques internationaux.
La Garde révolutionnaire iranienne a menacé d'attaquer toute embarcation traversant le détroit, tandis que plusieurs sources citées par la chaîne CNN ont indiqué que Téhéran a placé des dizaines de mines dans la zone et pourrait augmenter leur nombre.
L'agence britannique des Opérations Commerciales Maritimes (UKMTO) a indiqué qu'au moins trois navires ont été touchés ce mercredi par des projectiles à proximité du détroit ou dans le couloir maritime lui-même.
De plus, la Garde révolutionnaire a revendiqué une attaque contre le navire Express Rome, propriété d'Israël et battant pavillon du Libéria.
En parallèle, les autorités iraniennes ont assuré qu'elles ne permettraient pas qu'« un seul litre de pétrole » traverse le détroit d'Ormuz au bénéfice des États-Unis, d'Israël ou de leurs alliés.
Sans calendrier clair pour le conflit
L'opération militaire lancée par les États-Unis et Israël, désignée par le Pentagone ‘Furie Épique’, a commencé le 28 février dernier avec une série d'attaques massives contre des objectifs stratégiques iraniens.
Selon Washington, le premier jour des bombardements, le leader suprême d'Iran, l'ayatollah Alí Jameneí, a été tué, ainsi que plusieurs hauts responsables militaires du pays.
Depuis lors, l'Iran a réagi par des frappes aériennes contre Israël et contre des pays de la région qui accueillent des bases militaires américaines.
L'administration Trump soutient que l'objectif de l'offensive est de détruire le programme iranien de missiles et ses capacités à fabriquer une arme nucléaire, bien qu'elle n'ait pas présenté de calendrier clair concernant la durée du conflit.
La guerre pourrait également avoir des conséquences politiques internes aux États-Unis. Trump a fait campagne en 2024 en promettant d'éviter de nouvelles guerres à l'étranger, et le conflit pourrait influencer les élections de mi-mandat prévues en novembre.
Jusqu'à présent, sept militaires américains ont perdu la vie dans l'opération, tandis que l'augmentation des tensions dans le détroit d'Ormuz a contribué à faire grimper le prix de l'essence dans le pays.
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