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Dans le cadre de l'Opération Fureur Épique, Israël a affirmé avoir éliminé lors d'une attaque aérienne à Téhéran deux figures clés de l'appareil de sécurité du régime iranien : Ali Larijani, secrétaire du Conseil Suprême de Sécurité Nationale, et Gholamreza Soleimani, commandant de la milice Basij des Gardiens de la Révolution.
Selon un communiqué de l'armée israélienne, l'opération a été exécutée grâce à des informations précises des services de renseignement militaire et avait pour objectif d'affaiblir la structure de contrôle interne du régime.
L'attaque a eu lieu dans le centre de la capitale iranienne, où Soleimani se trouvait dans une installation provisoire utilisée par les Basij pour protéger ses effectifs des bombardements.
De confirmés, il s'agirait de l'un des coups les plus significatifs portés à la direction iranienne depuis la mort du leader suprême Ali Jamenei le 28 février dernier, au début de l'actuelle escalade militaire.
Les Basij représentent l'un des piliers fondamentaux du système de contrôle interne en Iran.
Cette force paramilitaire est connue pour son rôle dans la répression des manifestations antigouvernementales et dans la surveillance du respect des normes religieuses dans l'espace public. Son déploiement a été clé lors de moments de forte tension sociale, agissant comme force de choc face aux manifestations.
Des organisations de droits de l'homme ont dénoncé à plusieurs reprises cette milice pour de graves abus, y compris des tortures, des agressions sexuelles et des détentions arbitraires. En janvier, les Basij ont participé à la répression de manifestations massives motivées par la crise économique, qui ont fait plus de 7 000 morts selon des chiffres officiels (les organisations non gouvernementales estiment le nombre à environ 30 000) et près de 50 000 détenus.
Pour sa part, Ali Larijani était considéré comme l'une des figures les plus influentes au sein de l'appareil politique et de sécurité du régime, ayant un rôle clé dans la coordination stratégique en pleine crise.
Jusqu'à présent, les autorités iraniennes n'ont ni confirmé ni démenti officiellement les décès, dans un contexte de pression militaire croissante de la part d'Israël et des États-Unis, qui continuent d'affaiblir les capacités opérationnelles du régime sanguinaire sur différents fronts.
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