Le Costa Rica ferme son ambassade à Cuba en raison du détérioration des droits humains

Ambassade du Costa Rica à CubaPhoto © X/@MagJorgeCastro

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El gouvernement du Costa Rica a annoncé la fermeture de son ambassade à La Havane et a demandé au régime cubain de retirer son personnel diplomatique de San José, dans une décision qui marque un fort positionnement politique face à la situation sur l'île.

Selon Central Noticias CR sur le réseau social X, le président Rodrigo Chaves et le ministre des Affaires étrangères Arnoldo André ont confirmé la mesure, qui répond — selon leurs explications — au déclin soutenu des droits de l'homme à Cuba, aggravé ces derniers mois par la répression, les coupures de courant et la pénurie généralisée.

"La mesure répond à la profonde préoccupation du pays face à la détérioration continue de la situation des droits de l'homme sur l'île," a souligné André, qui a également dénoncé une augmentation de la persécution contre les activistes, les opposants et les citoyens critiques du gouvernement, a publié, pour sa part, CR Hoy.

Le chancelier a ajouté que les restrictions aux libertés fondamentales telles que l'expression, l'association et la manifestation pacifique se sont intensifiées, tandis que les conditions de vie continuent de se détériorer, avec une pénurie de nourriture, de médicaments et de services de base.

Rupture diplomatique de facto

Comme partie de la décision, le Costa Rica a demandé à La Havane d'agir de façon réciproque et de retirer son personnel diplomatique, ne conservant que des fonctions consulaires minimales.

En effet, l'ambassade costaricienne à Cuba n'avait plus de personnel diplomatique depuis le 5 février dernier, ce qui, selon le gouvernement, rendait "quasiment impossible" le maintien d'opérations normales sur l'île.

De plus, le président Chaves a annoncé que son pays ne maintiendra pas de représentation consulaire directe sur le territoire cubain et que l’assistance à ses citoyens sera assurée depuis le Panama.

La décision a été discutée avec la présidente élue, Laura Fernández Delgado, qui a soutenu la mesure.

Message politique au régime cubain

Le gouvernement costaricien a assuré que la fermeture vise à envoyer un message clair sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux, tout en exprimant sa solidarité avec le peuple cubain.

Chaves a été plus direct en remettant en question le système politique de l'île, affirmant que le modèle cubain "a échoué" et a historiquement dépendu du soutien extérieur pour se maintenir.

Le président a reconnu que la décision suscitera des critiques, mais il l'a défendue comme une réponse nécessaire face à ce qu'il a qualifié d'“extrême inacceptable” dans la situation du pays.

Plus de pression internationale

La mesure du Costa Rica intervient dans un contexte de pression internationale croissante sur La Havane, au milieu d'une profonde crise économique qui a encore détérioré les conditions de vie de la population.

Des coupures prolongées d'électricité, une pénurie de carburant et un manque de nourriture ont marqué les derniers mois sur l'île, tandis que les dénonciations de répression contre ceux qui manifestent ou expriment leur mécontentement se multiplient.

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