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Le secrétaire d'État des États-Unis, Marco Rubio, a déclaré ce vendredi à Paris que l'opération militaire en Iran "finira dans quelques semaines" et a exhorté les autres pays "à s'impliquer davantage" pour garantir que la navigation dans le détroit d'Ormuz "soit sûre".
Les déclarations ont eu lieu lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, tenue à l'Abbaye de Vaux-de-Cernay, près de Paris, sous la présidence tournante française, et qui a rassemblé les chefs de la diplomatie des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, d'Allemagne, d'Italie, du Canada, du Japon et de l'Union européenne, avec la participation supplémentaire de représentants d'Ukraine, d'Arabie Saoudite, d'Inde, du Brésil et de Corée du Sud.
Rubio a été direct avec ses partenaires : le détroit "peut s'ouvrir demain si l'Iran cesse de menacer le transport maritime mondial", qualifiant le blocus de "violations du droit international".
Le secrétaire d'État a fait valoir que "très peu" du pétrole américain transite par le détroit d'Ormuz, et a pressé l'Europe et l'Asie de prendre davantage de responsabilités dans sa réouverture, étant donné que ces deux régions dépendent de cette voie énergétique plus que les États-Unis.
En parallèle, Rubio a publié sur son compte du réseau social X que "notre mission est claire : l'Iran n'obtiendra jamais d'arme nucléaire", et a réitéré devant les ministres du G7 la nécessité de "contributions maximales de la part des partenaires" pour faire face à la situation.
Le fonctionnaire a également souligné que des progrès ont été réalisés dans des négociations indirectes médiées par le Pakistan, avec des pays intermédiaires "transmettant des messages" entre les parties.
Cependant, la position de Washington a rencontré une résistance parmi les alliés européens : plusieurs pays du G7 ont décliné les demandes de soutien de l'administration Trump, arguant que le conflit avait été déclenché sans consulter les alliés.
La cheffe de la politique étrangère de l'Union européenne, Kaja Kallas, a souligné la nécessité de "favoriser la désescalade au Moyen-Orient".
Une pause dans les tensions
Ce jeudi, le président Donald Trump a prolongé une nouvelle pause de dix jours dans les attaques contre les infrastructures énergétiques iraniennes, jusqu'au 6 avril, en lien avec des avancées diplomatiques discrètes.
La pause arrive après que Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l'Iran le 22 mars pour rouvrir le détroit, qu'il a ensuite reporté de cinq jours le 23 mars après des entretiens qualifiés de "très positifs et productifs".
Irán, de son côté, a rejeté une proposition américaine de 15 points et a présenté cinq conditions propres pour mettre fin à la guerre, y compris la reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit et des réparations pour les dommages de guerre.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abás Araqchí, est apparu ce vendredi devant le Conseil des droits humains de l'ONU à Genève pour accuser les États-Unis et Israël d'agir avec "l'intention manifeste de commettre un génocide", tandis que le Corps des gardiens de la révolution iranien a averti que toute embarcation traversant le détroit "fera face à de graves conséquences".
Trump, pour sa part, a résumé la situation par une phrase percutante : "La plupart des personnes qui prennent toutes les décisions en Iran ne sont plus là".
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