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Le président Donald Trump a annoncé ce mercredi qu'il financera le Service de l'immigration et du contrôle des douanes (ICE) et la patrouille frontalière sans avoir besoin de votes démocrates, en utilisant le processus de réconciliation budgétaire pour contourner le blocage législatif au Sénat.
Dans un message étendu publié sur Truth Social, Trump a fixé le 1er juin comme date limite pour que le projet de loi parvienne à son bureau et a annoncé qu'il travaillera en coordination directe avec le président de la Chambre, Mike Johnson, et le leader du Sénat, John Thune.
"Nous allons travailler aussi vite et avec autant de concentration que possible pour rétablir le financement de notre frontière et des agents de l'ICE, et les démocrates radicaux de gauche ne pourront pas nous arrêter", a écrit Trump, qui a également exigé l'abrogation immédiate du "filibuster" du Sénat.
L'annonce intervient au milieu d'une fermeture partielle du Département de la Sécurité Nationale (DHS) qui dure déjà plus de 40 jours et a entraîné des pertes économiques estimées à 2,5 milliards de dollars.
Pendant cette période, la Chambre a adopté par 213 contre 203 un projet de loi de financement à court terme pour le DHS jusqu'au 22 mai, mais le Sénat n'a pas réussi à faire avancer la mesure faute des 60 voix nécessaires pour surmonter le filibuster.
La stratégie de réconciliation budgétaire permettrait aux républicains d'approuver le financement avec une majorité simple de 51 voix au Sénat.
Cette voie est déjà utilisée pour promouvoir la soi-disant "Grande et Belle Loi", qui prévoit 80 milliards de dollars pour l'application des lois sur l'immigration.
Trump a également souligné que, pendant que la législation est approuvée, il continuera à utiliser des fonds de cette même loi pour garantir que les agents de l'ICE et de la Patrouille frontalière reçoivent leurs salaires à temps et de manière complète.
Le mandaté a profité de son message pour attaquer les démocrates, les accusant de vouloir désenflouer les forces de l'ordre et de favoriser les frontières ouvertes.
Le secrétaire intérimaire Mullin, qui a pris ses fonctions en tant que secrétaire à la Sécurité nationale au milieu de la crise, a soutenu les efforts de l'administration pour maintenir les agences de sécurité frontalière opérationnelles malgré l'impasse budgétaire.
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